Sanctionner pénalement les survols à basse altitude des installations militaires, même hors zones interdites de survol.
l'amendement n° 361 de Mme Lise Magnier à l'article 14 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositio...
Les députés ont voté sur un texte qui fixe les règles de sécurité autour des sites militaires en France. Ce texte fait partie d'une loi plus large qui planifie les budgets et les priorités de l'armée française pour les années 2024 à 2030. Ici, il s'agit spécifiquement de protéger les installations militaires contre les survols non autorisés, notamment par des drones.
L'amendement proposait d'ajouter une nouvelle règle dans le code pénal. Le survol sans autorisation des installations militaires par un aéronef (comme un drone) à une hauteur inférieure à celle fixée par un futur décret serait désormais puni des mêmes peines que l'intrusion terrestre sur ces sites. Aujourd'hui, seul le survol des zones explicitement interdites par le code des transports est sanctionné. Cet amendement comble un vide juridique pour les autres sites militaires.
Cet amendement a été adopté. Cela signifie que cette mesure entre en vigueur et sera appliquée une fois la loi promulguée.
Cette décision impacte directement les utilisateurs d'aéronefs, comme les pilotes de drones, ainsi que les forces armées et les autorités chargées de la sécurité des installations militaires.