Pour les produits agricoles et alimentaires, un prix de cession inférieur aux indicateurs de coûts de production serait présumé abusivement bas.
l'amendement n° 637 de M. Patrice Martin après l'article 19 du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Dossier législatif
D’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Les députés ont voté sur un texte lié à la protection des revenus des agriculteurs. Ce débat s’inscrit dans le projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles, qui vise à répondre aux difficultés du secteur, comme les baisses de revenus ou la concurrence des produits importés à bas prix. Le texte initial propose des mesures temporaires pour soutenir les agriculteurs face aux crises.
L’amendement rejeté visait à modifier les règles de fixation des prix des produits agricoles et alimentaires. Il proposait d’interdire la vente de ces produits à un prix inférieur à leurs coûts de production. Concrètement, si un produit était vendu en dessous d’un certain seuil (calculé à partir des coûts de production), cette vente aurait été considérée comme « abusivement basse » et donc illégale.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi reste inchangé sur ce point.
Cette décision impacte directement les agriculteurs, les coopératives agricoles et les distributeurs (comme les supermarchés), qui fixent les prix des produits agricoles et alimentaires. Les consommateurs pourraient également être concernés si les prix des produits venaient à évoluer en conséquence.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif du projet de loi.