Ne pas permettre au président de la chambre d’instruction de statuer seul sur les demandes de mise en liberté ou les requêtes en privation de liberté.
l'amendement n° 193 de M. Coulomme et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 8 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
Dossier législatif
Justice criminelle et le respect des victimes
Vous examinez un vote de l'Assemblée nationale sur un projet de loi qui modifie les règles des procès criminels en France. Ce texte vise à adapter les procédures judiciaires pour les victimes d'infractions graves, comme les meurtres ou les viols, ainsi que pour les accusés et les magistrats. L'article 8 de ce projet de loi, aujourd'hui supprimé, portait sur le fonctionnement des décisions judiciaires dans les affaires pénales.
Les députés proposaient de supprimer l'article 8 du projet de loi. Cet article prévoyait de :
- Donner plus de pouvoirs au président de la chambre de l'instruction (un magistrat chargé de contrôler les enquêtes criminelles) pour qu'il puisse prendre seul des décisions sur des demandes de libération ou des recours liés à la détention provisoire.
- Empêcher tout recours contre ces décisions prises par le président seul, sans possibilité de les contester devant une autre juridiction.
L'amendement de suppression a été adopté. Cela signifie que l'article 8 est retiré du projet de loi et ne s'appliquera pas. Les règles actuelles sur la collégialité des décisions (prises par plusieurs juges) et les possibilités de recours restent en vigueur.
Cette décision impacte directement les personnes en détention provisoire (qui n'ont pas encore été jugées définitivement), leurs avocats, ainsi que les magistrats chargés des affaires criminelles. Les règles actuelles sur la collégialité et les recours restent inchangées pour ces procédures.
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