Les examens génétiques pour identifier un auteur ou une victime ne pourront être utilisés qu'en dernier recours, à titre exceptionnel.
l'amendement n° 310 de M. Molac à l'article 3 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
Dossier législatif
Justice criminelle et le respect des victimes
Vous examinez un vote de l'Assemblée nationale sur une modification du projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes. Ce projet de loi vise à changer les règles des procès pour les crimes graves, comme les meurtres ou les viols, afin d’accélérer les procédures et d’améliorer la prise en compte des victimes. L’amendement adopté porte sur les conditions dans lesquelles un test ADN peut être utilisé pour identifier l’auteur ou la victime d’un crime.
L’amendement proposait d’ajouter une précision dans la loi : les tests ADN ne pourraient être utilisés qu’« à titre exceptionnel et subsidiaire ». Cela signifie que ces tests ne devraient être réalisés qu’en dernier recours, lorsque aucune autre méthode ne permet d’identifier l’auteur ou la victime d’un crime. L’objectif était d’encadrer strictement leur utilisation pour éviter qu’ils ne deviennent une pratique courante.
Cet amendement a été adopté par 26 voix pour, 9 contre et 2 abstentions. Cela signifie que cette mesure entre en vigueur dans le projet de loi. Les tests ADN pour identifier un auteur ou une victime de crime devront désormais être justifiés comme une solution de dernier recours.
Cette décision impacte directement les victimes de crimes graves, les accusés, les magistrats et les enquêteurs, qui devront désormais justifier le recours aux tests ADN comme une solution de dernier recours.