Supprimer la condition exigeant que l'accusé n'ait pas commis de manœuvre ou négligence pour contester une décision judiciaire
l'amendement n° 331 de M. Coulomme après l'article 7 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
Dossier législatif
Justice criminelle et le respect des victimes
Vous examinez un vote sur une modification du code de procédure pénale, qui encadre les règles des procès en France. Ce vote concerne les conditions dans lesquelles une personne accusée d’une infraction peut contester une décision de justice, par exemple en invoquant une irrégularité dans la procédure. Le projet de loi global vise à adapter les règles des procès criminels pour les victimes et les accusés.
L’amendement proposait de supprimer deux conditions qui limitent actuellement le droit des accusés à contester une décision de justice. Concrètement :
- Aujourd’hui, un accusé ne peut pas demander l’annulation d’une décision s’il n’a pas pu en prendre connaissance par sa propre faute (par exemple, s’il a cherché à éviter la notification ou s’il a été négligent).
- La mesure visait à retirer ces restrictions, pour permettre à un accusé de contester une décision même s’il a commis une erreur ou une manœuvre pour l’éviter.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu, avec ses restrictions actuelles sur les contestations des décisions de justice.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l’amendement estiment que c’est à l’accusation de prouver la faute de l’accusé, et non à ce dernier de prouver son innocence ou sa bonne foi. Ils jugent que les notions de « manœuvre » ou de « négligence » sont trop floues et laissent une trop grande marge d’interprétation aux juges.
- Ils soulignent que les délais de recours sont de plus en plus courts, ce qui peut rendre difficile pour un accusé de respecter les procédures sans commettre d’erreur.
Cette décision impacte directement les personnes accusées d’infractions pénales, en particulier celles qui souhaitent contester une décision de justice pour irrégularité. Elle concerne aussi les magistrats et les avocats, qui appliquent ces règles dans les procès.
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