Dossier législatif
Reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions
Vous êtes concerné par ce vote si vous vous intéressez aux règles encadrant l'usage de la force par la police. Une proposition de loi visait à modifier les conditions dans lesquelles les forces de l'ordre peuvent être considérées comme agissant en légitime défense lorsqu'elles utilisent la force dans le cadre de leurs missions. Actuellement, c'est à la justice d'examiner chaque situation pour déterminer si l'usage de la force était justifié.
Cette proposition de loi s'inscrit dans un débat plus large sur l'équilibre entre la protection des agents de police et le contrôle de leurs actions. En savoir plus sur le dossier législatif.
L'amendement n° 38, porté par le député Eskenazi, proposait d'instaurer une présomption automatique de légitime défense pour les forces de l'ordre. Concrètement, cela signifiait que, dès qu'un agent de police utiliserait la force dans l'exercice de ses fonctions, la justice partirait du principe que son action était justifiée. Il reviendrait alors à la partie adverse (par exemple, une personne blessée ou ses proches) de prouver que l'usage de la force n'était pas légitime.
Cet amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. Cela signifie que la présomption automatique de légitime défense pour les forces de l'ordre n'a pas été retenue. Le texte initial de la proposition de loi, qui prévoyait déjà une forme de présomption de légitime défense (mais sans automatisme), reste donc en discussion.
Cette décision impacte directement les forces de l'ordre, qui restent soumises aux règles actuelles de légitime défense, ainsi que les citoyens, dont les recours juridiques en cas d'usage contesté de la force par la police ne sont pas modifiés par ce rejet.
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