Rendre définitive l'annulation du permis en cas de refus d'obtempérer aggravé, sans possibilité de le repasser pendant 10 ans
l'amendement n° 38 de Mme Martin (Alpes-Maritimes) après l'article 3 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure liée à la sécurité routière, dans le cadre d'une loi plus large sur l'ordre public. Cette loi cherche à donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour agir rapidement contre les troubles à la sécurité. Ici, l'amendement portait spécifiquement sur les sanctions en cas de refus d'obtempérer, c'est-à-dire quand un conducteur refuse de s'arrêter malgré l'ordre d'un policier ou d'un gendarme.
L'amendement proposait de modifier les règles du code de la route pour allonger la durée d'annulation du permis de conduire en cas de récidive de refus d'obtempérer. Concrètement :
- Remplacer une annulation de 3 ans du permis par une annulation de 5 ans pour un refus d'obtempérer simple.
- Rendre l'annulation du permis définitive (sans possibilité de le repasser) en cas de refus d'obtempérer aggravé, c'est-à-dire quand le conducteur met délibérément en danger la vie d'autrui (par exemple, en forçant un barrage ou en utilisant son véhicule comme une arme).
- Supprimer la possibilité de demander un nouveau permis pendant 10 ans dans ces cas aggravés.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du code de la route est donc maintenu, sans ces modifications.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l'amendement estimaient que les sanctions actuelles n'étaient pas assez dissuasives face à l'augmentation des refus d'obtempérer, notamment dans leurs formes les plus dangereuses. Ils soulignaient que ces comportements mettent en danger les forces de l'ordre et les citoyens.
- Ils argumentaient qu'une annulation définitive du permis pour les cas aggravés enverrait un signal fort contre ces actes et protégerait mieux les agents en intervention.
Cette décision concerne directement les conducteurs qui pourraient être condamnés pour refus d'obtempérer, ainsi que les forces de l'ordre et les citoyens exposés à ces situations.
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