Maintenir l'obligation d'une décision de justice pour expulser un occupant entré légalement, y compris dans un meublé touristique après fin de bail
l'amendement n° 85 de M. Bernalicis et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 5 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à modifier les règles pour répondre plus rapidement aux troubles à l'ordre public. Ce texte aborde notamment les expulsions de logements occupés sans droit, comme les squats ou les locations touristiques (type Airbnb) dont le contrat a expiré. L'article 5, au cœur de ce vote, proposait d'étendre une procédure administrative accélérée pour évacuer ces logements, sans passer systématiquement par un juge.
Les députés proposaient de supprimer entièrement l'article 5 du projet de loi. Cet article prévoyait d'étendre une procédure administrative d'évacuation forcée à plusieurs situations :
- Le maintien dans un logement après l'expiration d'un contrat de location touristique (comme un meublé Airbnb).
- Les occupations de locaux commerciaux, agricoles ou professionnels obtenues par des manœuvres, menaces ou contraintes.
- Les cas où le simple maintien dans un logement, même après une entrée légale, serait considéré comme une occupation illicite.
Cette mesure de suppression n'a pas été retenue. L'article 5 est donc maintenu dans le projet de loi, ce qui signifie que son extension de la procédure administrative d'évacuation forcée entre en vigueur.
Cette décision impacte directement les propriétaires de logements touristiques (comme les meublés Airbnb), les occupants sans droit ni titre (squatteurs), ainsi que les locataires dont le contrat a expiré et qui se maintiennent dans les lieux. Elle concerne également les forces de l'ordre et les préfets, chargés de mettre en œuvre ces expulsions administratives.
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