Empêcher l'extension des évacuations forcées sans juge pour les locations type Airbnb après expiration du contrat
l'amendement n° 87 de Mme Taurinya à l'article 5 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à accélérer les interventions des forces de l’ordre face à des situations perturbant la sécurité ou la tranquillité publique. Ce texte aborde notamment les expulsions de lieux occupés illégalement, comme des logements ou des locaux vacants. L’amendement rejeté portait sur une partie précise de ce projet : l’extension d’une procédure administrative pour évacuer rapidement certains logements.
L’amendement n° 87 proposait de supprimer la possibilité d’étendre une procédure administrative d’évacuation forcée aux meublés de tourisme (comme les locations Airbnb). Concrètement, les alinéas 5 et 6 de l’article 5 du projet de loi prévoyaient d’autoriser l’évacuation rapide de ces logements si un locataire y restait après la fin de son contrat, sans passer par un juge. La mesure proposée aurait donc empêché cette extension, en maintenant le contrôle judiciaire pour ces cas.
Cette mesure n’a pas été retenue : l’amendement a été rejeté par 63 voix contre 33. Cela signifie que le texte initial est maintenu, et que l’extension de la procédure administrative aux meublés de tourisme reste prévue.
Cette décision impacte directement les locataires de meublés de tourisme (comme les locations Airbnb) qui pourraient être expulsés plus rapidement en cas de maintien dans le logement après la fin de leur contrat, ainsi que les propriétaires de ces logements, qui bénéficieraient d’une procédure simplifiée pour récupérer leur bien.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.
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