Réserver les extensions d'interdiction aux manifestations classées niveau 5 par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, avec un arrêté préfectoral motivé.
le sous-amendement n° 1063 de M. Courbon à l'amendement n° 889 du Gouvernement et à l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 4 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la sécurité lors des événements sportifs. Ce projet de loi vise à donner plus de moyens aux autorités pour agir contre les troubles à l'ordre public, notamment lors des matchs de football ou autres manifestations sportives. L'article 4, supprimé puis proposé à nouveau, traite des interdictions administratives de stade : des mesures qui permettent d'empêcher certaines personnes d'assister à des matchs ou de se trouver à proximité des stades et des cortèges de supporters.
Le sous-amendement n°1063 proposait de limiter l'extension des interdictions administratives de stade aux seuls matchs classés au niveau 5 de dangerosité par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH). Ces matchs sont ceux où les risques de troubles graves à l'ordre public sont jugés les plus élevés.
Concrètement, cette mesure aurait encadré les conditions dans lesquelles un préfet peut étendre une interdiction :
- L'interdiction aurait pu s'appliquer non seulement aux abords des stades, mais aussi aux périmètres des cortèges de supporters et aux lieux de rassemblement.
- Cette extension aurait nécessité un arrêté préfectoral spécifique, pris après avis de la DNLH, et accompagné d'un rapport administratif justifiant la décision.
- L'arrêté aurait dû être notifié au moins 48 heures avant son entrée en vigueur.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la version initiale de l'article 4, telle que proposée par le gouvernement, est maintenue sans cet encadrement supplémentaire. Les règles sur les interdictions administratives de stade ne seront pas réservées aux seuls matchs classés niveau 5.
Cette décision impacte directement les supporters de manifestations sportives, notamment ceux qui pourraient faire l'objet d'une interdiction administrative de stade, ainsi que les autorités locales (préfets) chargées de prendre ces mesures.