Pendant trois ans, la police et la gendarmerie pourront analyser les données des plaques d’immatriculation pour repérer des mouvements suspects liés à la criminalité organisée ou aux vols de véhicules, sans exploiter les images des occupants.
l'amendement n° 902 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 15 bis (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous allez entendre parler d'une mesure expérimentale liée à la sécurité publique. Le projet de loi discuté vise à donner aux forces de l'ordre des outils pour mieux répondre aux troubles à l'ordre public, comme les manifestations ou les occupations illégales. Ce vote porte sur un outil spécifique : l'utilisation des données issues des caméras lisant les plaques d'immatriculation des véhicules (appelées LAPI) pour détecter des activités criminelles.
L'amendement adopté propose de mettre en place une expérimentation de trois ans permettant à la police et à la gendarmerie d'utiliser un système automatisé pour analyser les données des plaques d'immatriculation. Ce système aurait pour but de détecter des mouvements de véhicules suspects liés à :
- la criminalité organisée,
- les vols ou recels de véhicules,
- les vols aggravés.
Les règles encadrant cette mesure :
- Les données ne pourraient être conservées que pendant quatre mois maximum.
- Les photos des occupants des véhicules ne pourraient pas être exploitées.
- Seuls des agents spécialement habilités des services de renseignement pourraient utiliser ce système.
- Un rapport d'évaluation serait transmis au Parlement et à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) avant la fin de l'expérimentation.
Cette mesure a été adoptée par 34 voix pour et 20 contre. Cela signifie que l'expérimentation entre en vigueur et pourra être testée pendant trois ans, sous réserve de la publication d'un décret d'application.
Cette décision impacte directement les conducteurs dont les véhicules pourraient être détectés par les caméras LAPI, ainsi que les services de police et de gendarmerie habilités à utiliser ce système. L'expérimentation concernera uniquement les infractions liées à la criminalité organisée et aux vols de véhicules.
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