Exclure les délits punis de plus de trois ans d’emprisonnement du champ des plaintes que peuvent recevoir les agents de police judiciaire adjoints, en plus des crimes, violences sexuelles et infractions contre mineurs déjà exclus.
le sous-amendement n° 1020 de M. Amirshahi à l'amendement n° 913 du Gouvernement de rétablissement de l'article 23 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure liée à un projet de loi qui modifie les règles de la police en France. Ce projet de loi cherche à donner des outils supplémentaires aux forces de l’ordre pour agir plus vite contre les troubles à l’ordre public, comme les manifestations ou les occupations de lieux. L’un des points clés du texte concerne les agents de police judiciaire adjoints (APJa), des policiers ou gendarmes qui ont moins de pouvoirs que les officiers de police judiciaire (OPJ).
Le sous-amendement rejeté visait à limiter les types de plaintes que les APJa pourraient enregistrer. Concrètement, il proposait que les APJa ne puissent recevoir que les plaintes pour des délits punis de trois ans d’emprisonnement maximum, et non pour des délits plus graves. Aujourd’hui, le texte du gouvernement permet aux APJa de recevoir des plaintes pour une liste plus large d’infractions, à condition qu’elles ne concernent pas les mineurs, les violences sexuelles ou les violences conjugales.
Ce sous-amendement a été rejeté à une voix près (27 pour, 27 contre). Cela signifie que la mesure initiale du gouvernement est maintenue : les APJa pourront bien recevoir des plaintes pour des délits punis de plus de trois ans d’emprisonnement, sous certaines conditions.
Cette décision impacte directement les victimes de délits qui pourraient déposer plainte auprès d’un APJa, ainsi que les policiers et gendarmes dont les missions et les responsabilités sont modifiées. Les APJa pourront désormais enregistrer des plaintes pour des infractions plus graves, sauf exceptions prévues par la loi.
Pour en savoir plus sur le projet de loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens.
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