Supprimer l'utilisation des caméras LAPI pour les infractions liées à l'aide à l'entrée ou au séjour irréguliers des étrangers.
le sous-amendement n° 1056 de M. Amirshahi à l'amendement n° 901 (rect.) du Gouvernement et l'amendement identique suivant de rétablissement de l'article 15 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la lecture automatisée des plaques d’immatriculation (LAPI). Ce dispositif permet aux forces de l’ordre (police, gendarmerie, douanes) d’identifier des véhicules en photographiant leurs plaques et leurs occupants, notamment dans des zones sensibles comme les frontières ou les grands axes routiers. Le projet de loi concerné vise à renforcer les outils pour lutter contre les troubles à l’ordre public, comme les manifestations violentes ou les infractions graves.
Le sous-amendement rejeté proposait de supprimer l’extension du dispositif LAPI aux infractions d’aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irréguliers d’étrangers. Concrètement, cela aurait empêché les forces de l’ordre d’utiliser la LAPI pour surveiller les véhicules soupçonnés d’être liés à ces infractions, comme le transport de personnes en situation irrégulière. Les partisans de cette suppression craignaient que des bénévoles ou membres d’associations humanitaires ne soient surveillés ou fichés, même temporairement, avant qu’une enquête ne prouve leur innocence.
Ce sous-amendement a été rejeté par 38 voix contre 20. Cela signifie que l’extension du dispositif LAPI aux infractions d’aide au séjour irrégulier est maintenue dans le texte de loi. Les forces de l’ordre pourront donc continuer à utiliser ce dispositif pour ces infractions, sous les conditions prévues par la loi.
Cette décision impacte directement les forces de l’ordre (police, gendarmerie, douanes), qui pourront utiliser la LAPI pour surveiller les véhicules liés à des infractions d’aide au séjour irrégulier. Elle concerne aussi les associations et bénévoles qui viennent en aide aux étrangers en situation irrégulière, car leurs véhicules pourraient être surveillés dans le cadre de ces enquêtes. Enfin, les conducteurs dont les plaques seraient scannées dans le cadre de ces contrôles sont également concernés, même s’ils ne sont pas directement visés par la mesure.
Pour plus de détails sur le projet de loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens.
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