Remplacer la durée initiale de trois ans par une expérimentation d'un mois maximum pour l'analyse automatisée des plaques d'immatriculation ciblant la criminalité organisée et les vols de véhicules.
le sous-amendement n° 943 de Mme Taurinya à l'amendement n° 902 du Gouvernement et les amendements identiques suivants à l'article 15 bis (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous êtes concerné par un projet de loi qui vise à renforcer les outils de surveillance pour lutter contre la criminalité organisée et les vols de véhicules. Ce texte prévoit une expérimentation de trois ans permettant à la police et à la gendarmerie d’analyser automatiquement les données des plaques d’immatriculation (LAPI) pour détecter des mouvements de véhicules suspects. Ces données sont déjà collectées, mais leur exploitation était jusqu’ici limitée à des enquêtes judiciaires ciblées.
Un sous-amendement, porté par des députés de la France insoumise, proposait de modifier cette expérimentation en deux points clés :
- Ajouter le mot *"strictement" pour encadrer la finalité du traitement des données.
- Réduire la durée de l’expérimentation de trois ans à un mois maximum, afin d’éviter une généralisation progressive du dispositif.
Ce sous-amendement a été rejeté par 39 voix contre 18. Cela signifie que l’expérimentation initiale de trois ans est maintenue sans cette restriction supplémentaire. Le texte initial, tel que proposé par le gouvernement, reste donc en l’état pour l’instant.
Tous les conducteurs dont les plaques d’immatriculation pourraient être analysées dans le cadre de cette expérimentation, même s’ils ne sont pas impliqués dans une infraction. Les services de renseignement de la police et de la gendarmerie sont les seuls habilités à utiliser ce dispositif, mais les données traitées (plaque d’immatriculation, lieu et heure de passage) sont des données personnelles.
Aucun groupe