Le dispositif ne pourrait être utilisé qu'après un délai de dix jours ouvrés suivant la publication de l'autorisation préfectorale.
le sous-amendement n° 986 de M. Bernalicis à l'amendement n° 907 du Gouvernement de rétablissement de l'article 19 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure liée à la vidéosurveillance algorithmique, une technologie qui analyse en temps réel les images filmées par des caméras ou des drones. Cette technologie est déjà autorisée à titre expérimental jusqu’en 2025 pour prévenir des actes de terrorisme ou des atteintes graves à la sécurité, notamment lors d’événements comme les Jeux Olympiques de Paris 2024. Le projet de loi en discussion vise à prolonger cette expérimentation jusqu’en 2030 et à élargir son utilisation à d’autres types d’événements ou de lieux.
Ce vote porte sur une modification proposée pour encadrer cette vidéosurveillance algorithmique.
Le sous-amendement rejeté proposait d’introduire un délai de dix jours ouvrés entre l’autorisation administrative de recourir à la vidéosurveillance algorithmique et sa mise en œuvre effective. Concrètement, cela signifie que si un préfet autorisait l’utilisation de cette technologie pour un événement ou un lieu, les services de sécurité auraient dû attendre dix jours avant de pouvoir l’activer.
L’objectif était de permettre aux citoyens ou aux associations de contester cette décision devant un juge avant que la mesure ne soit appliquée.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du gouvernement, qui ne prévoit pas ce délai de dix jours, est maintenu.
Cette décision impacte directement les organisateurs d’événements publics, les citoyens participant à des rassemblements, ainsi que les associations de défense des libertés individuelles. Elle concerne également les forces de l’ordre, qui pourront continuer à utiliser la vidéosurveillance algorithmique sans délai d’application après son autorisation.
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