La règle interdisant les auditions inutiles s'appliquera à toutes les victimes, y compris celles devenues majeures au moment de la plainte.
l'amendement n° 689 de Mme Maximi à l'article 10 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la protection des enfants lors des procédures judiciaires. Ce projet de loi vise à modifier les règles pour mieux protéger les mineurs en danger ou victimes de crimes. L’amendement adopté concerne la manière dont les auditions des victimes sont menées par la justice.
L’amendement proposait de supprimer la distinction entre victimes mineures et majeures lors des auditions. Concrètement, le texte initial prévoyait que seules les auditions des victimes mineures devaient être conduites avec des précautions particulières pour éviter des répétitions inutiles. La mesure adoptée étend cette protection à toutes les victimes, quel que soit leur âge au moment du dépôt de plainte.
Cet amendement a été adopté. Cela signifie que la règle s’appliquera désormais à toutes les victimes, et non plus uniquement aux mineurs.
- Pour :
Les partisans de l’amendement estimaient que certaines victimes, bien que majeures au moment de la plainte, avaient subi des crimes lorsqu’elles étaient mineures. Ils considéraient que ces victimes devaient bénéficier des mêmes protections pour éviter des auditions répétées et traumatisantes.
- Contre :
Les opposants à l’amendement soulignaient que le texte initial ciblait spécifiquement les mineurs, jugés plus vulnérables. Ils craignaient que cette extension ne complique les procédures judiciaires en appliquant des règles identiques à des situations différentes.
Cette décision impacte directement les victimes de crimes, qu’elles soient mineures ou majeures au moment de leur plainte, ainsi que les professionnels chargés de les auditionner (policiers, juges, etc.).