Les sénateurs ont voté sur une proposition de loi qui cherche à limiter la pollution causée par le transport de marchandises en France. Le texte initial prévoyait plusieurs mesures pour favoriser des alternatives moins polluantes au transport routier, comme le train ou les voies fluviales. Un amendement spécifique visait à rétablir une disposition supprimée plus tôt dans les débats.
L'amendement n° 39 rectifié proposait de rétablir l'article 3 de la proposition de loi. Cet article prévoyait d'interdire la publicité pour les entreprises de transport routier de marchandises qui ne respectent pas un seuil minimal d'émissions de CO₂. Les entreprises concernées auraient dû prouver qu'elles utilisaient une part significative de modes de transport moins polluants (comme le fret ferroviaire) pour continuer à faire de la publicité.
Cet amendement a été rejeté par le Sénat. Cela signifie que l'interdiction de publicité pour les transporteurs routiers polluants n'a pas été retenue. Le texte initial, sans cette mesure, reste en l'état pour la suite des débats.
Cette décision impacte directement les entreprises de transport routier de marchandises, qui ne seront pas soumises à une interdiction de publicité liée à leurs émissions de CO₂. Les consommateurs et les autres acteurs du secteur (comme les transporteurs ferroviaires ou fluviaux) ne verront pas non plus cette mesure appliquée.