Les députés ont examiné un projet de loi destiné à modifier les règles pour mieux protéger les personnes victimes de groupes ou d’organisations qualifiés de sectaires. Ce texte vise à renforcer les outils juridiques contre ces dérives et à améliorer l’accompagnement des victimes. L’amendement n° 3, proposé par la députée Mme Liso, portait sur une partie précise de ce projet de loi.
L’amendement proposait d’ajouter une obligation pour les associations ou groupements soupçonnés de dérives sectaires de fournir, sur demande des autorités, la liste complète de leurs membres et adhérents. Cette mesure devait s’appliquer dès qu’une enquête administrative ou judiciaire était ouverte pour des faits liés à des dérives sectaires.
L’amendement a été adopté par l’Assemblée nationale avec 182 voix pour, 137 contre et 18 abstentions. Cela signifie que cette obligation entre désormais en vigueur dans le cadre de la loi contre les dérives sectaires.
Qui est concerné ?
Cette décision concerne directement les associations ou groupements soupçonnés de dérives sectaires, ainsi que leurs membres, qui devront désormais fournir la liste de leurs adhérents sur demande des autorités en cas d’enquête.