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Scrutin AN 3663 · Assemblée nationalel’ensemble du projet de loi organique modifiant la loi organique n° 2010-837 du 23 juillet 2010 relative à l’application du cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution (texte de la commission paritaire).

Adopté
Texte final9 avril 2024545 votants16ᵉ législature (2022-2024)InstitutionsVoir sur NosDéputés.fr

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Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné une loi qui modifie les règles de nomination des hauts responsables de l'État. Ce texte concerne par exemple les présidents d'autorités indépendantes comme le Défenseur des droits ou la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Il s'agit d'une loi organique, c'est-à-dire une loi qui précise le fonctionnement des institutions françaises, et non une loi ordinaire.

Cette réforme porte sur une partie de la Constitution (le cinquième alinéa de l'article 13) qui encadre la manière dont le Président de la République nomme ces responsables. Le texte avait été préalablement négocié entre l'Assemblée nationale et le Sénat avant ce vote final.

Ce qui était proposé

Le projet de loi organique visait à modifier la procédure de nomination des hauts fonctionnaires et responsables d'institutions publiques. Concrètement, il s'agissait de renforcer le rôle du Parlement dans ces nominations, en permettant aux commissions parlementaires compétentes de donner un avis plus contraignant sur les candidats proposés par le Président de la République. Aujourd'hui, ces avis sont consultatifs, mais le texte prévoyait qu'ils puissent bloquer une nomination en cas d'opposition forte.

Le résultat du vote

L'Assemblée nationale a adopté ce texte avec 349 voix pour, 172 contre et 24 abstentions. Cela signifie que la procédure de nomination des hauts responsables de l'État va évoluer : le Parlement aura désormais un pouvoir de contrôle plus important sur ces nominations.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans du texte estiment que cette réforme permet un meilleur équilibre des pouvoirs. Selon eux, le Parlement, représentant des citoyens, doit avoir un droit de regard plus fort sur des nominations qui concernent des institutions clés pour la démocratie.
    • Certains députés, comme Éric Ciotti ou Marine Le Pen, ont soutenu le texte en arguant qu'il renforce la transparence et la légitimité des responsables nommés.
  • Contre :
    • Les opposants craignent que cette réforme ne ralentisse ou ne politise les nominations. Ils estiment que le Président de la République doit conserver une marge de manœuvre pour choisir des profils compétents sans blocage parlementaire.
    • Des députés comme Sébastien Delogu ou Éric Coquerel ont critiqué le texte, soulignant que les nominations pourraient devenir l'objet de négociations politiques plutôt que de se baser sur la compétence des candidats.

Qui est concerné ?

Cette réforme concerne directement les citoyens qui interagissent avec les institutions publiques dirigées par ces hauts responsables, comme la CNIL, le Défenseur des droits ou encore l'Autorité des marchés financiers (AMF). Elle modifie également le fonctionnement des institutions, en donnant plus de poids au Parlement dans les décisions de nomination.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(72)
EPR100%(65)
DR78%(37)
DEM91%(32)
HOR89%(26)
NI63%(8)
UDR50%(2)

Contre

LIOT62%(13)
SOC94%(31)
ECOS100%(23)
GDR100%(14)
LFI-NFP100%(55)

Abstention

Aucun groupe

Pour

RN100%(72)
EPR100%(65)
DR78%(37)
DEM91%(32)
HOR89%(26)
NI63%(8)
UDR50%(2)

Contre

LIOT62%(13)
SOC94%(31)
ECOS100%(23)
GDR100%(14)
LFI-NFP100%(55)
Résultat du vote
349
172
24
Pour: 349 (64.0%)
Contre: 172 (31.6%)
Abstention: 24 (4.4%)
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