Les députés ont examiné un projet de loi sur l'accompagnement des malades en fin de vie. Ce texte vise à encadrer les conditions dans lesquelles une personne gravement malade peut demander une aide pour mourir. Le 31 mai 2024, l'Assemblée nationale a voté sur une modification proposée par le Gouvernement à ce projet de loi.
Le Gouvernement proposait de supprimer la possibilité pour un médecin de refuser de participer à une aide à mourir en invoquant sa clause de conscience. En pratique, cela aurait obligé les médecins à appliquer la loi, même s'ils s'y opposaient pour des raisons personnelles ou éthiques.
L'amendement a été rejeté par 65 voix contre 11. La clause de conscience des médecins est donc maintenue : ils pourront continuer à refuser de participer à une aide à mourir sans avoir à justifier leur décision.
Cette décision concerne directement les médecins, qui conservent le droit de refuser de participer à une aide à mourir. Elle impacte aussi les patients en fin de vie, qui pourraient rencontrer des difficultés à trouver un professionnel acceptant de les accompagner dans cette démarche, selon les régions ou les établissements.