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  4. Vote n°4357

Scrutin n° 4357 · Assemblée nationaleConditionner la nationalisation d'ArcelorMittal à un rapport indépendantTitre explicatif

Rejeté

La nationalisation ne pourra être engagée qu'après une étude prouvant son intérêt pour l'État, son absence de distorsion sur le marché de l'acier et l'absence d'alternative moins coûteuse.

Titre officiel

l'amendement n° 32 de Mme Lebec après l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).

Amendement27 novembre 2025177 votants17e législatureÉconomie & BudgetVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Nationalisation d'ArcelorMittal France

PPL 52977En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous assistez à un débat sur une proposition de loi qui vise à nationaliser ArcelorMittal France, un groupe industriel spécialisé dans la production d’acier. Ce secteur est considéré comme stratégique pour l’économie française, car il concerne des infrastructures essentielles comme les transports, l’énergie ou la construction. La nationalisation signifie que l’État deviendrait propriétaire de tout ou partie de cette entreprise, au lieu des actionnaires privés actuels.

Cette proposition de loi cherche à renforcer le contrôle public sur ce secteur pour éviter des fermetures de sites ou des délocalisations jugées préjudiciables à l’emploi et à l’autonomie industrielle du pays. En savoir plus sur le dossier législatif.

Ce qui était proposé

L’amendement n° 32, déposé par la députée Mme Lebec, proposait d’intégrer la nationalisation immédiate d’ArcelorMittal France dans le texte de la loi. Concrètement, cela aurait obligé l’État à racheter les parts de l’entreprise pour en prendre le contrôle, sans attendre une éventuelle négociation avec les actionnaires actuels.

Le résultat du vote

Cet amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que la nationalisation immédiate d’ArcelorMittal France n’a pas été retenue dans le texte de la loi. Le débat se poursuit sur d’autres modalités possibles, comme une nationalisation partielle ou progressive.

Le débat

  • Pour la nationalisation immédiate :
    • Les partisans de l’amendement estimaient qu’une intervention rapide de l’État était nécessaire pour éviter des suppressions d’emplois ou une perte de contrôle sur un secteur clé. Ils soulignaient que l’acier est indispensable pour des industries comme l’automobile ou la défense, et que la France ne peut pas dépendre de décisions prises à l’étranger.
    • Certains députés considéraient que la nationalisation permettrait de mieux orienter les investissements vers la transition écologique, par exemple en modernisant les usines pour réduire leur impact environnemental.
  • Contre la nationalisation immédiate :
    • Les opposants à l’amendement jugeaient que cette mesure était trop brutale et risquait de décourager les investisseurs privés, y compris dans d’autres secteurs. Ils craignaient que l’État ne soit pas en mesure de gérer efficacement une entreprise de cette taille, avec des coûts élevés pour les finances publiques.
    • Certains députés préféraient des solutions alternatives, comme un partenariat public-privé ou des aides ciblées, plutôt qu’une prise de contrôle totale. Ils soulignaient aussi que la nationalisation pourrait entraîner des tensions avec les partenaires européens de la France, notamment sur les règles de concurrence.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les salariés d’ArcelorMittal France, les collectivités locales où sont implantés les sites industriels, ainsi que les entreprises clientes ou fournisseurs du groupe. Elle concerne aussi l’ensemble des contribuables, car une nationalisation aurait pu entraîner des dépenses publiques supplémentaires.

Positions des groupes parlementaires

Pour

EPR100%(15)
DEM83%(6)

Contre

DR75%(4)
GDR100%(12)
ECOS100%(14)
UDR100%(3)
SOC100%(19)
LFI-NFP100%(56)

Abstention

HOR50%(4)
RN100%(43)

Pour

EPR100%(15)
DEM83%(6)

Contre

DR75%(4)
GDR100%(12)
ECOS100%(14)
UDR100%(3)
SOC100%(19)
LFI-NFP100%(56)

Abstention

HOR50%(4)
RN100%(43)
Résultat du vote
22
109
46
Pour: 22 (12.4%)
Contre: 109 (61.6%)
Abstention: 46 (26.0%)
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