La nationalisation ne pourra être engagée qu'après une étude prouvant son intérêt pour l'État, son absence de distorsion sur le marché de l'acier et l'absence d'alternative moins coûteuse.
l'amendement n° 32 de Mme Lebec après l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).
Dossier législatif
Nationalisation d'ArcelorMittal France
Vous assistez à un débat sur une proposition de loi qui vise à nationaliser ArcelorMittal France, un groupe industriel spécialisé dans la production d’acier. Ce secteur est considéré comme stratégique pour l’économie française, car il concerne des infrastructures essentielles comme les transports, l’énergie ou la construction. La nationalisation signifie que l’État deviendrait propriétaire de tout ou partie de cette entreprise, au lieu des actionnaires privés actuels.
Cette proposition de loi cherche à renforcer le contrôle public sur ce secteur pour éviter des fermetures de sites ou des délocalisations jugées préjudiciables à l’emploi et à l’autonomie industrielle du pays. En savoir plus sur le dossier législatif.
L’amendement n° 32, déposé par la députée Mme Lebec, proposait d’intégrer la nationalisation immédiate d’ArcelorMittal France dans le texte de la loi. Concrètement, cela aurait obligé l’État à racheter les parts de l’entreprise pour en prendre le contrôle, sans attendre une éventuelle négociation avec les actionnaires actuels.
Cet amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que la nationalisation immédiate d’ArcelorMittal France n’a pas été retenue dans le texte de la loi. Le débat se poursuit sur d’autres modalités possibles, comme une nationalisation partielle ou progressive.
Cette décision impacte directement les salariés d’ArcelorMittal France, les collectivités locales où sont implantés les sites industriels, ainsi que les entreprises clientes ou fournisseurs du groupe. Elle concerne aussi l’ensemble des contribuables, car une nationalisation aurait pu entraîner des dépenses publiques supplémentaires.