Les recours contre les actes de nationalisation, dont l'indemnisation, seraient jugés en premier et dernier ressort par le Conseil d'État, tandis que les litiges courants de l'entreprise resteraient du ressort des tribunaux judiciaires.
l'amendement n° 72 de M. Vos à l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).
Dossier législatif
Nationalisation d'ArcelorMittal France
Vous assistez à un vote sur une proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France, un groupe sidérurgique. Cette nationalisation aurait pour but de placer l’entreprise sous contrôle public pour préserver la production industrielle et les emplois dans ce secteur considéré comme stratégique. L’amendement rejeté concernait spécifiquement les règles juridiques applicables en cas de nationalisation.
L’amendement proposait de modifier les règles de compétence des tribunaux pour les litiges liés à la nationalisation. Il prévoyait que le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative, soit compétent en premier et dernier ressort pour trancher les contentieux relatifs à la mise en œuvre de la nationalisation, notamment ceux portant sur l’indemnisation des actionnaires ou des propriétaires. Les autres litiges (contrats, obligations, biens de l’entreprise) seraient restés de la compétence des tribunaux judiciaires, comme c’est habituellement le cas.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial de la proposition de loi est maintenu, sans modification des règles de compétence juridictionnelle.
Cette décision impacte directement les actionnaires, salariés, partenaires commerciaux et cocontractants d’ArcelorMittal France, ainsi que l’État, en cas de nationalisation future. Les règles de recours juridiques en cas de litige restent inchangées pour eux.
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