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Scrutin n° 4359 · Assemblée nationalel'amendement n° 81 de M. Boulogne après l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).

Rejeté
Amendement27 novembre 2025176 votants17e législatureÉconomie & BudgetVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Nationalisation d'ArcelorMittal France

PPL 52977En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous assistez à un débat sur une proposition de loi qui vise à nationaliser ArcelorMittal France, une entreprise spécialisée dans la production d’acier. L’acier est un matériau essentiel pour de nombreux secteurs industriels, comme l’automobile, la construction ou les infrastructures. La nationalisation signifie que l’État deviendrait propriétaire de cette entreprise, ou d’une partie de ses activités en France.

Cette proposition de loi s’inscrit dans une volonté de renforcer le contrôle public sur des secteurs jugés stratégiques pour l’économie française. Elle intervient dans un contexte où des sites industriels, comme les usines sidérurgiques, font face à des difficultés économiques ou à des risques de fermeture.

Ce qui était proposé

L’amendement n° 81, déposé par le député Boulogne, proposait d’ajouter une mesure concrète à la proposition de loi : la nationalisation immédiate d’ArcelorMittal France. Cela aurait signifié que l’État français rachète les parts de l’entreprise pour en prendre le contrôle, sans attendre les étapes ultérieures prévues par le texte initial.

Le résultat du vote

Cet amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que la proposition de loi initiale reste inchangée pour l’instant : elle ne prévoit pas de nationalisation immédiate d’ArcelorMittal France. Le débat sur une éventuelle nationalisation se poursuivra lors des prochaines étapes du texte.

Le débat

  • Pour la nationalisation immédiate :
    • Les partisans de l’amendement estimaient que la nationalisation était nécessaire pour protéger les emplois et les sites de production en France. Ils soulignaient que l’acier est un secteur stratégique, indispensable pour l’autonomie industrielle du pays.
    • Ils considéraient qu’une intervention rapide de l’État était indispensable pour éviter des fermetures ou des délocalisations.
  • Contre la nationalisation immédiate :
    • Les opposants à l’amendement jugeaient que la nationalisation immédiate était une mesure trop radicale et coûteuse pour les finances publiques. Ils préféraient une approche progressive, avec des négociations ou des partenariats plutôt qu’un rachat pur et simple.
    • Certains craignaient que cette mesure ne décourage les investisseurs privés et ne crée des tensions avec les actionnaires actuels d’ArcelorMittal.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les salariés d’ArcelorMittal France, les collectivités locales où sont implantés les sites de production, ainsi que les entreprises qui dépendent de l’acier produit en France. Elle concerne également l’État, qui pourrait être amené à jouer un rôle plus important dans la gestion de ce secteur industriel.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(43)

Contre

EPR100%(14)
HOR100%(4)
LFI-NFP100%(57)
ECOS100%(14)
GDR100%(12)
DEM100%(6)
DR100%(2)
SOC100%(20)

Abstention

UDR100%(3)

Pour

RN100%(43)

Contre

EPR100%(14)
HOR100%(4)
LFI-NFP100%(57)
ECOS100%(14)
GDR100%(12)
DEM100%(6)
DR100%(2)
SOC100%(20)

Abstention

UDR100%(3)
Résultat du vote
43
130
3
Pour: 43 (24.4%)
Contre: 130 (73.9%)
Abstention: 3 (1.7%)
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