L'État soustrairait du coût d'acquisition les retraites, indemnités de fin de carrière et autres obligations sociales de l'entreprise.
l'amendement n° 93 de M. Bernhardt à l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).
Dossier législatif
Nationalisation d'ArcelorMittal France
Les députés ont voté sur une proposition de loi qui vise à nationaliser ArcelorMittal France, un groupe sidérurgique (fabrication d’acier). Cette entreprise est considérée comme stratégique pour l’industrie française. La nationalisation signifie que l’État deviendrait propriétaire de cette société, ou d’une partie de ses activités.
Un amendement demandait d’ajouter une étape avant la nationalisation. La mesure proposait d’évaluer précisément tous les engagements sociaux d’ArcelorMittal France : retraites, indemnités de fin de carrière, et autres obligations envers les salariés. Le montant total de ces engagements aurait été déduit du prix d’achat par l’État. L’objectif était d’éviter que l’État ne paie pour des dettes sociales cachées ou sous-évaluées.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial de la proposition de loi est maintenu sans cette évaluation obligatoire des engagements sociaux.
Cette décision impacte directement l’État, qui devra négocier le prix d’achat d’ArcelorMittal France sans cette garantie d’évaluation préalable des engagements sociaux. Les contribuables pourraient être indirectement concernés si des dettes sociales non anticipées devaient être assumées par l’État après la nationalisation.