Ajouter la protection des actifs stratégiques du pays aux motifs permettant au ministre de l'économie de bloquer des décisions de l'entreprise.
le sous-amendement n° 342 de M. Boulogne à l'amendement n° 40 de M. Jean-Philippe Tanguy à l'article premier de la proposition de loi visant à la nationalisation d'ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France (première lecture).
Dossier législatif
Nationalisation d'ArcelorMittal France
Vous assistez à un vote sur une proposition de loi qui vise à permettre à l'État français de prendre le contrôle d'ArcelorMittal France, un groupe sidérurgique majeur. Ce secteur produit notamment de l'acier, essentiel pour des industries comme l'automobile, la construction ou la défense. La nationalisation signifie que l'État deviendrait propriétaire de tout ou partie de cette entreprise.
Cette proposition s'inscrit dans un débat plus large sur le rôle de l'État dans la protection des entreprises industrielles jugées stratégiques pour l'économie française. Plus de détails sur le dossier législatif.
Le sous-amendement n° 342 proposait une modification précise à un amendement déjà déposé. Il visait à intégrer dans la loi une nationalisation complète d'ArcelorMittal France, c'est-à-dire que l'État aurait pu en devenir l'unique propriétaire. Cette mesure aurait permis à l'État de prendre directement les décisions concernant la gestion, les investissements et les emplois de l'entreprise.
Ce sous-amendement a été rejeté par 159 voix contre 59, avec 5 abstentions. Cela signifie que cette mesure n'a pas été retenue et que le texte initial de la proposition de loi reste inchangé pour l'instant.
Cette décision impacte directement les salariés d'ArcelorMittal France, les sous-traitants du secteur sidérurgique, ainsi que les collectivités locales où sont implantés les sites de production. Elle concerne également l'État, qui aurait pu devenir actionnaire majoritaire de l'entreprise en cas d'adoption du sous-amendement.