Appliquer un taux d'amortissement de 3 à 6 % sur 9 ans pour les logements neufs ou rénovés énergétiquement, loués à des tiers non familiaux, entre 2026 et 2028
l'amendement n° 3019 (rect.) de M. Juvin à l'article 12 octies du projet de loi de finances pour 2026 (nouvelle lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez chaque année le budget de l'État à travers le projet de loi de finances. Ce texte fixe les impôts et les dépenses publiques pour l'année suivante. Ici, les députés débattaient d'une mesure fiscale pour encourager l'investissement locatif dans des logements neufs ou rénovés, en échange d'engagements sur les loyers et la durée de location.
L'amendement rejeté voulait créer un mécanisme d'amortissement fiscal pour les propriétaires bailleurs. Concrètement :
- Pour les logements neufs ou assimilés : les propriétaires auraient pu déduire 4 % par an du prix d'achat (hors terrain) de leurs impôts, pendant 20 ans, s'ils s'engageaient à louer le logement pendant 9 ans à des loyers encadrés (location intermédiaire, sociale ou très sociale).
- Pour les logements anciens à rénover (classes énergétiques D à G) : un amortissement de 3 % par an aurait été possible, sous les mêmes conditions, si les travaux représentaient au moins 20 % du prix d'achat.
- Un plafond annuel de 10 000 € de déductions par foyer fiscal était prévu, contre 8 000 € initialement.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi de finances pour 2026 est maintenu sans ce dispositif d'amortissement.
Les propriétaires bailleurs qui auraient pu bénéficier de ces déductions fiscales, ainsi que les locataires en recherche de logements à loyers modérés, sont indirectement impactés par ce rejet. Le dispositif initial du projet de loi reste inchangé pour eux.
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