Les députés ont voté en faveur d'une proposition de loi visant à limiter la constitution de monopoles dans les médias d'information. Le texte a été adopté avec 89 voix pour, 62 contre et 4 abstentions.
Points clés :
• Les députés ont examiné une proposition de loi cherchant à empêcher la création de monopoles économiques dans le secteur des médias d'information.
• Cette proposition de loi visait à encadrer la concentration de la propriété des entreprises de presse afin de préserver la diversité des sources d'information.
• Le texte a été adopté par l'Assemblée nationale avec une majorité de 89 voix pour, 62 contre et 4 abstentions.
• Ce vote marque une étape dans le processus législatif, le texte devant maintenant être examiné par le Sénat.
L'Assemblée nationale a voté en faveur d'une proposition de loi cherchant à encadrer la propriété des entreprises de presse afin que aucune seule personne ou société ne puisse contrôler trop de médias d'information en France.
Contexte de cette loi : Pour que vous compreniez pourquoi cette question se pose, sachez que depuis plusieurs années, en France comme ailleurs, les grandes entreprises de presse se concentrent de plus en plus dans les mains d'un petit nombre de propriétaires puissants. Quand peu de personnes contrôlent la majorité des journaux, des radios ou des sites d'information, cela pose une question : qui décide vraiment de ce que vous lisez et entendez sur l'actualité ? Ce phénomène s'appelle la « concentration médiatique », et il préoccupe les élus parce qu'il peut réduire la diversité des points de vue auxquels vous avez accès.
La mesure votée : Cette proposition de loi propose trois changements concrets. D'abord, interdire à une même personne ou entreprise de posséder plus de 50 % du capital ou des droits de vote dans plusieurs entreprises de médias à la fois. Cela signifie, par exemple, qu'un propriétaire ne pourrait pas détenir le contrôle d'un grand groupe de journaux nationaux ET d'une chaîne de télévision régionale simultanément au-delà d'une certaine limite. Ensuite, obliger les grands groupes de médias à publier régulièrement des informations sur qui les possède réellement et comment ils sont gouvernés. Enfin, renforcer les pouvoirs de surveillance de l'autorité qui régule les médias en France, pour qu'elle puisse mieux détecter les concentrations problématiques et punir les entreprises qui contreviendraient à ces règles.
Résultat du vote : L'Assemblée nationale a adopté le premier article de cette proposition de loi par 89 voix pour, 62 contre et 4 abstentions. Cela signifie que cette première partie du texte avance dans le processus législatif et sera maintenant examinée par le Sénat (l'autre chambre du Parlement). Si le Sénat l'approuve aussi, ces règles pourraient devenir la loi en France.
Arguments en faveur : Les députés qui ont voté pour, comme Raphaël Arnault et Nicolas Thierry, estiment qu'il faut éviter que quelques grandes fortunes ne contrôlent l'ensemble de l'information accessible aux Français. Selon eux, la diversité des médias est essentielle à la démocratie : vous avez besoin de pouvoir accéder à différentes sources d'information et à différents points de vue pour vous forger votre propre opinion. Ils arguent aussi que sans limites légales, la concentration médiatique va probablement s'accélérer, ce qui aurait des conséquences durables sur la liberté d'expression.
Arguments contre : Les 62 députés qui ont voté contre soulignent que les entreprises de médias doivent rester compétitives sur un marché mondialisé. Ils craignent que des règles trop restrictives sur la propriété ne fragilisent les gros groupes de presse français face à des géants numériques (comme les plateformes internet) qui n'ont pas les mêmes contraintes. Ils estiment aussi qu'il existe déjà des mécanismes de surveillance et que renforcer les pouvoirs de régulation pourrait mener à une intervention excessive de l'État dans la sphère médiatique. Enfin, ils soulignent que forcer les propriétaires à se diviser pourrait réduire les investissements dans le journalisme d'investigation, coûteux et moins rentable.
Qui est concerné : Directement, ce sont les propriétaires de grands groupes de presse, les directions de journaux, de radios et de sites d'information, ainsi que l'autorité de régulation des médias. Indirectement, vous êtes concerné en tant que citoyen et consommateur d'information : cette loi entend préserver l'accès à des médias divers et pluralistes, ce qui vous permet de vous informer à partir de sources variées.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.
Dossier législatif
Empêcher la constitution de monopoles économiques dans les secteurs des médias

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Pouria Amirshahi
ECOS

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Léa Balage El Mariky
ECOS

Erwan Balanant
DEM

Delphine Batho
ECOS

Lisa Belluco
ECOS

Karim Ben Cheikh
ECOS

Ugo Bernalicis
LFI-NFP

Benoît Biteau
ECOS

Manuel Bompard
LFI-NFP

Arnaud Bonnet
ECOS

Nicolas Bonnet
ECOS

Mickaël Bouloux
SOC

Idir Boumertit
LFI-NFP

Soumya Bourouaha
GDR

Elie Califer
SOC

Colette Capdevielle
SOC

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Jean-Victor Castor
GDR

Cyrielle Chatelain
ECOS

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Alexis Corbière
ECOS

Jean-François Coulomme
LFI-NFP

Hendrik Davi
ECOS

Arthur Delaporte
SOC

Dieynaba Diop
SOC

Emmanuel Duplessy
ECOS

Inaki Echaniz
SOC

Romain Eskenazi
SOC

Denis Fégné
SOC

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Charles Fournier
ECOS

Marie-Charlotte Garin
ECOS

Damien Girard
ECOS

Clémence Guetté
LFI-NFP

Steevy Gustave
ECOS

Ayda Hadizadeh
SOC

Zahia Hamdane
LFI-NFP

Céline Hervieu
SOC

Catherine Hervieu
ECOS

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Jérémie Iordanoff
ECOS

Cyrille Isaac-Sibille
DEM

Chantal Jourdan
SOC

Fatiha Keloua Hachi
SOC

Julie Laernoes
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Maxime Laisney
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Claire Lejeune
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Laurent Lhardit
SOC

Benjamin Lucas-Lundy
ECOS

Éric Martineau
DEM

Marianne Maximi
LFI-NFP

Estelle Mercier
SOC

Sophie Mette
DEM

Manon Meunier
LFI-NFP

Jacques Oberti
SOC

Julie Ozenne
ECOS

Jimmy Pahun
DEM

Stéphane Peu
GDR

Sébastien Peytavie
ECOS

Marie Pochon
ECOS

Thomas Portes
LFI-NFP

Pierre Pribetich
SOC

Loïc Prud'homme
LFI-NFP

Jean-Claude Raux
ECOS

Sandra Regol
ECOS

Jean-Louis Roumégas
ECOS

Sandrine Rousseau
ECOS

François Ruffin
ECOS

Sandrine Runel
SOC

Arnaud Saint-Martin
LFI-NFP

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Nicolas Sansu
GDR

Sabrina Sebaihi
ECOS

Danielle Simonnet
ECOS

Ersilia Soudais
LFI-NFP

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Andrée Taurinya
LFI-NFP

Matthias Tavel
LFI-NFP

Boris Tavernier
ECOS

Nicolas Thierry
ECOS

Boris Vallaud
SOC

Dominique Voynet
ECOS

Alexandre Allegret-Pilot
UDR

Philippe Ballard
RN

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Sylvain Berrios
HOR

Sophie Blanc
RN

Anne-Laure Blin
DR

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

François-Xavier Ceccoli
DR

Caroline Colombier
RN

Josiane Corneloup
DR

Nathalie Da Conceicao Carvalho
RN

Hervé de Lépinau
RN

Edwige Diaz
RN

Julien Dive
DR

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicolas Dragon
RN

Virginie Duby-Muller
DR

Alexandre Dufosset
RN

Lionel Duparay
DR

Aurélien Dutremble
RN

Frédéric Falcon
RN

Olivier Fayssat
UDR

Guillaume Florquin
RN

Emmanuel Fouquart
RN

Thierry Frappé
RN

Jonathan Gery
RN

Christian Girard
RN

Monique Griseti
RN

Julien Guibert
RN

Marine Hamelet
RN

Sébastien Humbert
RN

Laurent Jacobelli
RN

Florence Joubert
RN

Thomas Lam
HOR

Hélène Laporte
RN

Eric Liégeon
DR

René Lioret
RN

Christine Loir
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Pascal Markowsky
RN

Maxime Michelet
UDR

Éric Michoux
UDR

Christelle Minard
DR

Serge Muller
RN

Lisette Pollet
RN

Alexandre Portier
DR

Stéphane Rambaud
RN

Matthias Renault
RN

Catherine Rimbert
RN

Laurence Robert-Dehault
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Emeric Salmon
RN

Anne Sicard
RN

Lionel Tivoli
RN

Romain Tonussi
RN

Nicolas Tryzna
DR

Antoine Villedieu
RN

Frédéric Weber
RN
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