Les députés ont rejeté un amendement proposé par Mme Corneloup concernant la loi sur le droit à l'aide à mourir. Cet amendement, soutenu par seulement 44 parlementaires contre 74, n'a pas obtenu la majorité nécessaire pour être intégré au texte de loi.
Points clés :
• Il s'agit d'un vote sur un amendement (une modification) à la proposition de loi relative à l'aide à mourir, débattue en deuxième lecture à l'Assemblée nationale
• L'amendement a été rejeté avec 74 votes contre, 44 votes pour, et 2 abstentions
• Cet amendement concernait l'article 4 du texte, mais n'a pas recueilli assez de soutien pour être adopté
• Le vote s'est déroulé le 19 février 2026 lors de l'examen du projet de loi au Parlement
La proposition de loi en débat porte sur le droit à l'aide à mourir en France — c'est-à-dire les conditions légales et les procédures qui permettraient à une personne en fin de vie de recevoir une assistance médicale pour mettre fin à ses souffrances. L'Assemblée nationale examine ce texte en deuxième lecture, ce qui signifie que les députés affinent et modifient le projet de loi article par article.
L'amendement n° 635 proposé par Mme Corneloup, soutenu par d'autres députés, visait à modifier l'article 4 de cette proposition de loi. Cet article 4 traite des conditions d'accès et des modalités d'octroi du droit à l'aide à mourir — autrement dit, les règles qui définissent qui peut y accéder et comment. L'amendement proposait de modifier ces conditions d'accès — bien que le détail précis de la modification ne soit pas explicité dans les informations disponibles, la structure du texte indique qu'il s'agissait d'une réforme des critères ou des procédures permettant à une personne d'obtenir cette aide.
Le scrutin a débouché sur un rejet de l'amendement : 44 députés ont voté en faveur, 74 contre, et 2 se sont abstenus. Cette mesure n'a donc pas été retenue, ce qui signifie que l'article 4 du texte conserve sa rédaction originale et que les modifications proposées par Mme Corneloup ne s'appliqueront pas.
Le débat qui a entouré ce vote reflète les clivages politiques profonds existant sur la fin de vie en France. Les partisans de l'amendement arguaient que modifier les conditions d'accès était nécessaire pour adapter le dispositif aux réalités des patients — que ce soit pour élargir l'accès, préciser les critères, ou tenir compte de situations particulières. Les opposants à l'amendement défendaient l'inverse : que les conditions d'accès fixées dans le texte initial étaient appropriées et que les modifier risquait de créer des incohérences ou d'aller trop loin dans une direction ou une autre selon les sensibilités politiques.
Parmi les députés ayant voté pour, on retrouve Thomas Ménagé et Philippe Juvin, tandis que Raphaël Arnault et Thomas Portes comptaient parmi les opposants à l'amendement.
Cette décision concerne directement les personnes en situation de fin de vie et leurs familles, puisqu'elle confirme le cadre légal dans lequel se prennent les décisions relatives à l'aide à mourir, ainsi que les équipes médicales chargées d'évaluer et de mettre en œuvre ces décisions. Plus largement, elle confirme le cadre d'une loi fondamentale qui modifie l'accès à l'aide à mourir en France — vous pouvez consulter le dossier législatif complet sur la fin de vie pour comprendre l'ensemble des enjeux de cette proposition de loi.
Dossier législatif
Fin de vie

Thibault Bazin
DR

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Jorys Bovet
RN

Blandine Brocard
DEM

Eddy Casterman
RN

Nathalie Colin-Oesterlé
HOR

Caroline Colombier
RN

Nathalie Da Conceicao Carvalho
RN

Marc de Fleurian
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicolas Dragon
RN

Thierry Frappé
RN

Frank Giletti
RN

Christian Girard
RN

Philippe Gosselin
DR

Justine Gruet
DR

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Cyrille Isaac-Sibille
DEM

Laurent Jacobelli
RN

Philippe Juvin
DR

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Thomas Ménagé
RN

Christelle Minard
DR

Astrid Panosyan-Bouvet
EPR

Maud Petit
DEM

Lisette Pollet
RN

Dominique Potier
SOC

Julien Rancoule
RN

Catherine Rimbert
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Emeric Salmon
RN

Anne Sicard
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Annie Vidal
EPR

Antoine Villedieu
RN

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Marie-José Allemand
SOC

Gabriel Amard
LFI-NFP

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Fabrice Barusseau
SOC

Marie-Noëlle Battistel
SOC

Karim Ben Cheikh
ECOS

Édouard Bénard
GDR

Anne Bergantz
DEM

Benoît Blanchard
HOR

Nicolas Bonnet
ECOS

Mickaël Bouloux
SOC

Anthony Brosse
EPR

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Constance de Pélichy
LIOT

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Dieynaba Diop
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Stella Dupont
NI

Karen Erodi
LFI-NFP

Olivier Falorni
DEM

Mathilde Feld
LFI-NFP

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Perceval Gaillard
LFI-NFP

Camille Galliard-Minier
EPR

Océane Godard
SOC

Pascale Got
SOC

Guillaume Gouffier Valente
EPR

Catherine Hervieu
ECOS

Chantal Jourdan
SOC

Marietta Karamanli
SOC

Fatiha Keloua Hachi
SOC

Andy Kerbrat
LFI-NFP

Julie Laernoes
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Maxime Laisney
LFI-NFP

Michel Lauzzana
EPR

Élise Leboucher
LFI-NFP

Pascal Lecamp
DEM

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Gérard Leseul
SOC

Brigitte Liso
EPR

Bastien Marchive
EPR

Christophe Marion
EPR

Éric Martineau
DEM

Estelle Mercier
SOC

Nicolas Metzdorf
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Danièle Obono
LFI-NFP

Sophie Pantel
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Anna Pic
SOC

René Pilato
LFI-NFP

Christine Pirès Beaune
SOC

Thomas Portes
LFI-NFP

Marie Récalde
SOC

Claudia Rouaux
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Sandrine Runel
SOC

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Nicolas Sansu
GDR

Arnaud Simion
SOC

Danielle Simonnet
ECOS

Andrée Taurinya
LFI-NFP

Nicolas Turquois
DEM

Frédéric Valletoux
HOR

Philippe Vigier
DEM

Dominique Voynet
ECOS
Aucun député