L'Assemblée nationale a rejeté un amendement proposé par Mme Leboucher concernant la loi sur l'aide à mourir. Cet amendement, qui visait à modifier l'article 6 du texte, n'a obtenu que peu de soutiens et a été repoussé.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (une modification) à la proposition de loi sur le droit à l'aide à mourir, examinée pour la deuxième fois à l'Assemblée nationale
• Seulement 14 députés ont voté pour cet amendement contre 46 qui s'y sont opposés, avec 2 abstentions
• L'amendement a échoué car il n'a pas réuni suffisamment de votes favorables parmi les 62 parlementaires présents
• Ce rejet signifie que la modification proposée par Mme Leboucher n'a pas été intégrée à la loi et que le texte initial sur l'article 6 est maintenu
Depuis plusieurs années, la France débat de la question de l'aide à mourir pour les personnes gravement malades en fin de vie. Une proposition de loi a été examinée à l'Assemblée nationale pour encadrer légalement cette possibilité. Vous savez peut-être que cette question suscite des débats importants sur les conditions dans lesquelles une aide à mourir pourrait être accordée, sur le rôle des médecins et des proches, et sur les garanties nécessaires pour protéger les patients. L'article 6 du texte votée concerne l'une de ces conditions ou modalités pratiques de cette aide à mourir.
Mme Leboucher a proposé un amendement — c'est-à-dire une modification — à cet article 6. Cet amendement visait à modifier les conditions ou le cadre pratique défini à l'article 6 concernant l'aide à mourir. Sans entrer dans les détails techniques, il s'agissait d'une proposition d'ajustement au texte initial que certains députés estimaient nécessaire.
Lors du scrutin du 20 février 2026, à l'Assemblée nationale, cet amendement a été rejeté : 14 députés ont voté pour, 46 contre, et 2 se sont abstenus. Cela signifie que le texte initial concernant l'article 6 a été maintenu, et la modification proposée par Mme Leboucher n'a pas été intégrée à la loi.
Les députés qui ont soutenu l'amendement — parmi lesquels figuraient Thomas Portes et Mathilde Panot — estimaient que cette modification était utile ou nécessaire pour améliorer le dispositif d'aide à mourir. De leur point de vue, l'ajustement proposé aurait mieux répondu aux préoccupations ou aux besoins identifiés. À l'inverse, les 46 députés qui s'y sont opposés, dont Olivier Falorni et Lisette Pollet, considéraient que la rédaction initiale de l'article 6 était préférable, soit qu'elle offrait déjà les protections ou clarifications nécessaires, soit qu'ils craignaient que cette modification ne déséquilibre le texte sur des points sensibles.
Sont directement concernés par cette décision tous les patients en fin de vie et leurs familles, ainsi que les équipes médicales qui mettront en œuvre ces dispositions. Vous pouvez retrouver l'ensemble du dossier législatif sur la fin de vie pour mieux comprendre le contexte général des débats sur cette question.
Dossier législatif
Fin de vie

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Thibault Bazin
DR

Christophe Bentz
RN

Sylvain Berrios
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Anthony Brosse
EPR

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Stella Dupont
NI

Olivier Falorni
DEM

Alix Fruchon
DR

Frank Giletti
RN

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Thomas Lam
HOR

Michel Lauzzana
EPR

Christine Le Nabour
EPR

Pascal Lecamp
DEM

Sarah Legrain
LFI-NFP

Brigitte Liso
EPR

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Jean-Paul Mattei
DEM

Nicolas Metzdorf
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Maud Petit
DEM

René Pilato
LFI-NFP

Lisette Pollet
RN

Natalia Pouzyreff
EPR

Jean-François Rousset
EPR

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Arnaud Simion
SOC

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Frédéric Valletoux
HOR

Annie Vidal
EPR

Corinne Vignon
EPR

Antoine Villedieu
RN
Aucun député