Le 20 février 2026, les députés ont rejeté un amendement proposé par Mme Erodi concernant le droit à l'aide à mourir. Cet amendement visait à modifier l'article 6 de la loi, mais n'a obtenu que très peu de soutiens parmi les parlementaires.
Points clés :
• L'amendement concernait l'article 6 d'une loi sur le droit à l'aide à mourir en phase de révision à l'Assemblée nationale
• Résultat: largement rejeté avec seulement 11 votes pour et 53 contre
• 6 députés se sont abstenus, montrant une division au sein du groupe
• Cet amendement n'a pas passé le seuil de majorité nécessaire pour être adopté
La France débat depuis plusieurs années de l'encadrement légal de la fin de vie — c'est-à-dire des conditions dans lesquelles une personne gravement malade et en souffrance pourrait recevoir une aide médicale pour mourir, et comment exprimer ses volontés avant d'être dans cette situation. Une proposition de loi était en cours de révision à l'Assemblée nationale en février 2026 pour modifier les règles existantes sur ce sujet.
Mme Erodi avait proposé un amendement portant sur l'article 6 de la loi, qui concerne les conditions ou les critères permettant à une personne d'accéder à cette aide à mourir. Son amendement visait à modifier ces conditions, bien que le contenu exact de sa modification n'ait pas été détaillé publiquement.
Cette modification n'a pas été retenue : l'amendement a été rejeté avec 11 votes en faveur, 53 contre et 6 abstentions. Cela signifie que les conditions définies dans l'article 6 conservent leur formulation actuelle, sans la modification proposée par Mme Erodi.
Les députés qui soutiennent des conditions d'accès plus souples au droit à l'aide à mourir ont voté pour l'amendement, argumentant qu'il fallait élargir ou clarifier les possibilités pour les personnes en fin de vie. Parmi eux, des députés comme Raphaël Arnault et Thomas Portes. À l'inverse, les députés opposés à cet élargissement — ou considérant que le cadre existant était suffisant — ont voté contre. C'est le cas de Olivier Falorni et Lisette Pollet, qui ont estimé que modifier l'article 6 aurait des implications importantes pour la protection des personnes vulnérables ou pour le rôle de la médecine.
Les personnes directement concernées par cette décision sont celles en fin de vie et en situation de souffrance irréversible qui pourraient un jour demander une aide médicale pour mourir, ainsi que leurs familles et les équipes soignantes qui encadrent ces situations.
Vous pouvez consulter l'ensemble du contexte législatif dans le dossier complet consacré à la fin de vie, qui détaille les autres amendements votés sur ce texte.
Dossier législatif
Fin de vie

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Marie-José Allemand
SOC

Géraldine Bannier
DEM

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Anne Bergantz
DEM

Christophe Blanchet
DEM

Manon Bouquin
RN

Anthony Brosse
EPR

Eddy Casterman
RN

Vincent Caure
EPR

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Stella Dupont
NI

Olivier Falorni
DEM

Alix Fruchon
DR

Frank Giletti
RN

Olga Givernet
EPR

Océane Godard
SOC

Justine Gruet
DR

Marine Hamelet
RN

Marietta Karamanli
SOC

Thomas Lam
HOR

Robert Le Bourgeois
RN

Christine Le Nabour
EPR

Pascal Lecamp
DEM

Gérard Leseul
SOC

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Lise Magnier
HOR

Claire Marais-Beuil
RN

Éric Martineau
DEM

Christophe Mongardien
EPR

Anna Pic
SOC

Christine Pirès Beaune
SOC

Lisette Pollet
RN

Natalia Pouzyreff
EPR

Marie Récalde
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Sophie-Laurence Roy
RN

Sandrine Runel
SOC

Anaïs Sabatini
RN

Anne Sicard
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Annie Vidal
EPR

Corinne Vignon
EPR

Antoine Villedieu
RN

Dominique Voynet
ECOS
Aucun député