Les députés ont rejeté une modification proposée par M. Juvin concernant les conditions d'accès à l'aide à mourir. Cet amendement n'a pas obtenu assez de voix pour être adopté.
Points clés :
• Il s'agissait d'un vote sur une modification (amendement) à la loi sur le droit à l'aide à mourir, examinée une deuxième fois à l'Assemblée nationale
• 32 députés ont voté pour cet amendement, 54 contre : le texte a donc été rejeté
• L'amendement portait sur l'article 7 du projet de loi, mais sans accès au détail, on ignore précisément quelles conditions il modifiait
• Aucun député n's'est abstenu : tous ont pris position clairement pour ou contre
La France débat depuis plusieurs années de la fin de vie et des conditions dans lesquelles une personne gravement malade ou en souffrance peut recevoir une aide pour mourir. Le gouvernement a proposé une loi sur ce sujet, et les députés l'examinent en détail, article par article, pour décider si certaines dispositions doivent être modifiées.
L'article 7 de cette proposition de loi fixe des conditions encadrant l'accès à l'aide à mourir — c'est-à-dire les critères qu'une personne doit remplir pour en bénéficier, ainsi que les procédures médicales et administratives à respecter. L'amendement n° 1209 proposé par M. Juvin visait à modifier ces conditions d'accès, en changeant probablement les critères d'éligibilité ou les délais de réflexion obligatoires avant qu'une aide à mourir puisse être accordée. Comme l'amendement a été rejeté lors du vote du 20 février 2026, les conditions d'accès à l'aide à mourir restent telles que le gouvernement les avait proposées dans la loi initiale — la modification envisagée par M. Juvin n'a pas été retenue.
Le vote a été serré : 32 députés ont soutenu l'amendement de M. Juvin, tandis que 54 autres se sont opposés à cette modification. Aucun député n'a choisi de s'abstenir, signifiant que chacun a pris position clairement pour ou contre.
Les partisans de l'amendement de M. Juvin, comme Philippe Juvin, arguaient que les conditions fixées par le gouvernement dans l'article 7 n'étaient pas adaptées aux situations réelles des patients, ou qu'elles imposaient des délais ou des critères trop restrictifs. À l'inverse, les opposants, dont Raphaël Arnault et Thomas Portes, considéraient que les conditions proposées par le gouvernement offraient un équilibre adéquat entre le respect de la volonté des patients et la nécessité de sauvegardes médicales et éthiques. Les uns estimaient que la loi devait être plus accessible, les autres qu'elle devait rester prudente face à une décision aussi grave.
Cette décision concerne directement les personnes en fin de vie, celles confrontées à une maladie incurable ou à des souffrances intenses, ainsi que leurs familles et les équipes médicales qui accompagnent ces situations. Elle affecte indirectement tous les citoyens, puisqu'elle définit les règles que la société française se donne pour encadrer ces moments.
Vous pouvez consulter le dossier législatif complet sur la fin de vie pour mieux comprendre l'ensemble du débat législatif sur ce sujet.
Dossier législatif
Fin de vie

Anchya Bamana
RN

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Théo Bernhardt
RN

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Eddy Casterman
RN

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Alix Fruchon
DR

Frank Giletti
RN

Justine Gruet
DR

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Philippe Juvin
DR

Thomas Lam
HOR

Robert Le Bourgeois
RN

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christelle Minard
DR

Lisette Pollet
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Alexandre Sabatou
RN

Anne Sicard
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Annie Vidal
EPR

Antoine Villedieu
RN

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Marie-José Allemand
SOC

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Fabrice Barusseau
SOC

Karim Ben Cheikh
ECOS

Anne Bergantz
DEM

Mickaël Bouloux
SOC

Anthony Brosse
EPR

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Peio Dufau
SOC

Stella Dupont
NI

Romain Eskenazi
SOC

Olivier Falorni
DEM

Mathilde Feld
LFI-NFP

Camille Galliard-Minier
EPR

Olga Givernet
EPR

Océane Godard
SOC

Guillaume Gouffier Valente
EPR

Jérôme Guedj
SOC

Ayda Hadizadeh
SOC

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Chantal Jourdan
SOC

Marietta Karamanli
SOC

Fatiha Keloua Hachi
SOC

Julie Laernoes
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Sandrine Lalanne
EPR

Michel Lauzzana
EPR

Christine Le Nabour
EPR

Élise Leboucher
LFI-NFP

Pascal Lecamp
DEM

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Gérard Leseul
SOC

Benjamin Lucas-Lundy
ECOS

Christophe Marion
EPR

Éric Martineau
DEM

Jean-Paul Mattei
DEM

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Mathilde Panot
LFI-NFP

Anna Pic
SOC

René Pilato
LFI-NFP

Thomas Portes
LFI-NFP

Natalia Pouzyreff
EPR

Marie Récalde
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Arnaud Simion
SOC

Frédéric Valletoux
HOR
Aucun député
Aucun député