L'Assemblée nationale a adopté l'article 6 d'une loi sur le droit à l'aide à mourir lors d'une deuxième lecture. Cet article spécifique a été voté et approuvé, ce qui signifie qu'il progresse dans le processus législatif.
Points clés :
• Le vote porte sur l'article 6 d'une proposition de loi permettant l'aide à mourir dans certaines conditions
• Résultat : 55 députés pour, 33 contre, 5 abstentions - l'article est adopté avec une majorité relative
• Il s'agit d'une deuxième lecture, ce qui signifie que le texte a déjà été examiné une première fois et revient pour ajustements
• Le vote montre une division au sein de l'Assemblée : environ 59% des votants soutiennent cet article, 35% s'y opposent
La France débat depuis plusieurs années de la question de l'aide à mourir : doit-on permettre à une personne atteinte d'une maladie grave et incurable de choisir de mettre fin à sa vie, et si oui, dans quelles conditions ? C'est pour répondre à cette question que le Parlement examine actuellement une proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Ce texte revient en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, ce qui signifie qu'il a déjà été examiné une première fois et que les députés affinent désormais son contenu avant un vote final.
L'article 6 de cette proposition de loi porte sur les conditions spécifiques permettant à une personne de recourir à l'aide à mourir. Cet article définit notamment les critères médicaux, la procédure à suivre, les délais de réflexion obligatoires, et les vérifications que les médecins doivent effectuer avant d'accorder cette aide. Il précise également le rôle des équipes médicales et les garanties de respect du consentement de la personne. L'article 6, tel que voté, encadre donc les conditions et le processus par lequel une personne en fin de vie peut accéder légalement à l'aide à mourir, en imposant des vérifications et des délais pour s'assurer du caractère réfléchi et libre de cette demande.
Le 20 février 2026, cet article 6 a été adopté par l'Assemblée nationale : 55 députés ont voté pour, 33 contre, et 5 se sont abstenus. Cette majorité signifie que l'article progresse dans la procédure législative et restera dans le texte de loi tel qu'il a été voté. Les opposants n'ont pas réussi à le supprimer ou à le modifier dans le sens qu'ils souhaitaient.
Les députés favorables à cet article argumentent que le droit à l'aide à mourir répond à une demande citoyenne légitime : ils considèrent que les personnes atteintes de maladies graves et incurables doivent pouvoir choisir de mettre fin à leurs souffrances avec dignité, et que l'État a le devoir de respecter cette liberté individuelle. Ils soulignent que les conditions encadrées dans l'article 6 — vérifications médicales, délais de réflexion, consentement libre — garantissent que cette décision n'est pas prise à la légère. Les députés opposés estiment au contraire que l'aide à mourir pose des risques éthiques majeurs : ils craignent que le droit à mourir puisse créer une pression sur les personnes vulnérables, malades ou âgées, qui se sentiraient devenir un « fardeau » pour leurs proches ou la société. Ils défendent également une vision selon laquelle la mission médicale est de soigner et soulager la souffrance, non de donner la mort, même encadrée. Pour eux, l'accent devrait porter sur le développement des soins palliatifs, qui permettent d'accompagner les malades sans recourir à l'aide à mourir.
Vous êtes concerné par ce vote si vous êtes atteint d'une maladie grave et incurable, ou si l'avenir de cette législation vous préoccupe pour des raisons éthiques, religieuses ou philosophiques. Plus largement, cette loi redessine le cadre légal que tout citoyen pourrait un jour rencontrer face à des enjeux de fin de vie, qu'il soit patient, proche de malade, ou professionnel de santé.
Pour en savoir plus sur cette thématique et les différents amendements votés, vous pouvez consulter le dossier législatif complet sur la fin de vie. Parmi les députés ayant voté pour cet article, on retrouve Raphaël Arnault et Thomas Portes. Parmi les opposants au vote, figurent Philippe Juvin et Lisette Pollet.
Dossier législatif
Fin de vie

Audrey Abadie-Amiel
LIOT

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Marie-José Allemand
SOC

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Géraldine Bannier
DEM

Fabrice Barusseau
SOC

Karim Ben Cheikh
ECOS

Anne Bergantz
DEM

Mickaël Bouloux
SOC

Anthony Brosse
EPR

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Peio Dufau
SOC

Stella Dupont
NI

Romain Eskenazi
SOC

Olivier Falorni
DEM

Mathilde Feld
LFI-NFP

Camille Galliard-Minier
EPR

Océane Godard
SOC

Steevy Gustave
ECOS

Ayda Hadizadeh
SOC

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Chantal Jourdan
SOC

Marietta Karamanli
SOC

Fatiha Keloua Hachi
SOC

Julie Laernoes
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Michel Lauzzana
EPR

Christine Le Nabour
EPR

Élise Leboucher
LFI-NFP

Pascal Lecamp
DEM

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Gérard Leseul
SOC

Brigitte Liso
EPR

Benjamin Lucas-Lundy
ECOS

Christophe Marion
EPR

Éric Martineau
DEM

Jean-Paul Mattei
DEM

Nicolas Metzdorf
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Mathilde Panot
LFI-NFP

Anna Pic
SOC

René Pilato
LFI-NFP

Christine Pirès Beaune
SOC

Thomas Portes
LFI-NFP

Natalia Pouzyreff
EPR

Marie Récalde
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Sandrine Runel
SOC

Arnaud Simion
SOC

Dominique Voynet
ECOS

Anchya Bamana
RN

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Manon Bouquin
RN

Soumya Bourouaha
GDR

Eddy Casterman
RN

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Frank Giletti
RN

Justine Gruet
DR

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Philippe Juvin
DR

Thomas Lam
HOR

Robert Le Bourgeois
RN

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christelle Minard
DR

Astrid Panosyan-Bouvet
EPR

Stéphane Peu
GDR

Lisette Pollet
RN

Dominique Potier
SOC

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Anne Sicard
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Annie Vidal
EPR

Antoine Villedieu
RN
Aucun député