L'Assemblée nationale a adopté un amendement (modification) proposé par Mme Arrighi le 26 février 2026 concernant l'examen prioritaire des dossiers de fraude sociale et fiscale. Cet amendement a été largement approuvé avec 63 votes pour.
Points clés :
• Un amendement est une modification proposée à un texte de loi en cours de discussion. Ici, il s'agit de la première lecture du projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales
• L'amendement porte sur l'examen prioritaire des dossiers, ce qui signifie accélérer le traitement des cas de fraude plutôt que de les traiter dans l'ordre normal
• Le vote est largement favorable: 63 parlementaires ont voté pour, seulement 2 contre et 3 se sont abstenus (sur 68 présents)
• Cette large majorité montre un consensus entre les groupes politiques sur la nécessité de traiter plus vite les dossiers de fraude aux allocations sociales et aux impôts
Depuis plusieurs années, l'État constateque des sommes importantes sont perdues chaque année à cause des fraudes aux allocations sociales (allocations chômage, aides au logement, revenus de solidarité active) et à l'impôt sur le revenu. C'est le contexte du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales en cours de discussion au Parlement.
Ce projet vise à renforcer les outils de détection et de contrôle : meilleur partage d'informations entre les administrations (impôts, allocations, revenus), augmentation des pénalités pour les fraudeurs, et meilleure protection des lanceurs d'alerte qui signalent des abus.
L'amendement proposé par Mme Arrighi porte sur l'accélération du traitement des dossiers de fraude en leur donnant un statut prioritaire. Concrètement, cela signifie que lorsqu'une administration détecte un cas de fraude sociale ou fiscale, ce dossier ne serait plus traité dans l'ordre normal d'arrivée, mais serait examiné en avant des autres, afin de raccourcir les délais avant qu'une décision soit prise et une action engagée (remboursement exigé, amendes appliquées, etc.).
L'Assemblée nationale a adopté cet amendement le 26 février 2026 avec une majorité large : 63 parlementaires ont voté pour, 2 contre, et 3 se sont abstenus. Cela signifie que cette accélération du traitement entrera dans la loi et que les dossiers de fraude bénéficieront d'un examen rapide dès que la loi sera votée définitivement.
Les partisans de cette mesure, comme Raphaël Arnault et Éric Coquerel, considèrent que traiter plus vite les dossiers de fraude permettra de récupérer plus rapidement les fonds détournés, de renforcer l'effet dissuasif envers les fraudeurs potentiels (qui sauront qu'ils seront rapidement rattrapés), et de réduire les arriérés administratifs. Ils voient aussi dans cette priorité un signal politique : les fraudes sociales et fiscales méritent une attention immédiate de l'État.
Les opposants à cette mesure estiment en revanche que donner une priorité absolue aux dossiers de fraude risque de ralentir le traitement des autres dossiers administratifs jugés aussi nécessaires. Ils soulignent que cette accélération demande des ressources supplémentaires (plus de fonctionnaires, de moyens numériques) dont disposent rarement les administrations. Ils s'inquiètent également que cette priorité concentre les efforts sur la fraude détectée au détriment de la prévention en amont ou de l'aide aux personnes à qui on aurait versé des allocations à tort et qui devraient les rembourser sans raison légitime.
Vous êtes concerné par cette mesure si vous versez des cotisations sociales ou payez vos impôts : plus les fraudes sont détectées et corrigées rapidement, plus théoriquement les fonds publics sont préservés. Vous l'êtes aussi si vous êtes allocataire social ou contribuable faisant l'objet d'un contrôle administratif : un examen prioritaire signifie que votre dossier pourrait être examiné plus rapidement, mais aussi que si une erreur vous a désavantagé (ou avantagé), la correction serait plus rapide, sans attendre dans des files d'attente administratives.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Joël Aviragnet
SOC

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Théo Bernhardt
RN

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Louis Boyard
LFI-NFP

Anthony Brosse
EPR

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Bérenger Cernon
LFI-NFP

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Paul-André Colombani
LIOT

Éric Coquerel
LFI-NFP

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Peio Dufau
SOC

Lionel Duparay
DR

Mathilde Feld
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Jean-Marie Fiévet
EPR

Jonathan Gery
RN

Guillaume Gouffier Valente
EPR

Jordan Guitton
RN

Marine Hamelet
RN

Catherine Hervieu
ECOS

Patrick Hetzel
DR

Timothée Houssin
RN

Daniel Labaronne
EPR

Tristan Lahais
ECOS

Maxime Laisney
LFI-NFP

Thomas Lam
HOR

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Bastien Marchive
EPR

Denis Masséglia
EPR

Emmanuel Maurel
GDR

Kévin Mauvieux
RN

Estelle Mercier
SOC

Nicolas Metzdorf
EPR

Éric Michoux
UDR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Serge Muller
RN

Sandrine Nosbé
LFI-NFP

Julie Ozenne
ECOS

Sophie Pantel
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Anna Pic
SOC

Pierre Pribetich
SOC

Nicolas Ray
DR

Jean-François Rousset
EPR

Sandrine Runel
SOC

Emeric Salmon
RN

Anne Sicard
RN

Annie Vidal
EPR

Frédéric Weber
RN
Aucun député