Maintenir la sanction des professionnels uniquement pour participation à des manœuvres frauduleuses ou abus de droit, pas pour des insuffisances de déclaration ou retards après mise en demeure
l'amendement n° 493 de M. Labaronne de suppression de l'article 19 bis du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à renforcer les outils de l’État pour lutter contre les fraudes aux impôts et aux cotisations sociales. Ce texte prévoit notamment d’augmenter les sanctions contre ceux qui aident les fraudeurs, comme des conseillers fiscaux ou des intermédiaires financiers.
Un député proposait de supprimer une mesure qui élargit les sanctions contre les professionnels aidant à frauder. Aujourd’hui, ces professionnels ne sont sanctionnés que s’ils participent à des fraudes très graves (comme des manœuvres frauduleuses ou un abus de droit entraînant une majoration de 80 % des impôts dus). La mesure contestée prévoyait d’étendre ces sanctions aux cas où leurs clients commettent des fraudes moins graves, comme une simple omission de déclaration ou un retard de paiement après un rappel (entraînant une majoration de 40 %).
Cette proposition de suppression a été rejetée. Cela signifie que la mesure élargissant les sanctions contre les professionnels aidant à frauder est maintenue dans le projet de loi.
Cette décision impacte directement les conseillers fiscaux, avocats, experts-comptables ou intermédiaires financiers dont les clients commettent des fraudes, même mineures. Elle pourrait aussi concerner les administrations fiscales, qui auront un outil supplémentaire pour sanctionner ces professionnels.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.
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