Permettre l'examen de demandes pour des biens pris lors des premiers empires coloniaux ou en Égypte
l'amendement n° 11 de Mme Taillé-Polian et l'amendement identique suivant à l'article premier du projet de loi relatif à la restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en ont été privés (première lecture).
Dossier législatif
La restitution de biens culturels provenant d’États qui, du fait d’une appropriation illicite, en...
Vous êtes concerné par ce vote si vous vous intéressez à la protection du patrimoine culturel ou aux relations entre la France et les pays dont des œuvres d’art ont été spoliées. Ce projet de loi permet à la France de rendre des biens culturels (comme des statues, des tableaux ou des objets historiques) à des États qui en ont été privés illégalement, par exemple lors de colonisations ou de conflits.
L’amendement rejeté visait à élargir les conditions dans lesquelles un bien culturel pourrait être restitué. Concrètement, il proposait d’inclure des cas où l’appropriation illicite n’était pas encore prouvée de manière définitive, mais où des indices sérieux laissaient penser qu’elle avait eu lieu. Le texte initial du projet de loi exigeait, lui, une preuve claire de l’illégalité de l’acquisition.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le projet de loi conserve donc sa version initiale, qui impose une preuve formelle de l’appropriation illicite pour autoriser une restitution.
Cette décision impacte directement les États étrangers qui pourraient demander la restitution de biens culturels détenus par la France, ainsi que les musées et institutions françaises qui conservent ces œuvres.
Pour en savoir plus sur le projet de loi, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.