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Scrutin n° 6187 · Assemblée nationaleSupprimer l'injonction d'examen psychiatrique par le préfetTitre explicatif

Rejeté

Empêcher l'autorité administrative d'imposer un examen psychiatrique sans consentement, y compris sous la contrainte

Titre officiel

l'amendement n° 85 de Mme Faucillon et l'amendement identique suivant à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement14 avril 2026128 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous votez sur une proposition de loi qui modifie les règles de rétention administrative. Cette procédure permet à l’État de placer en détention, sans jugement, une personne soupçonnée de représenter une menace pour la sécurité, notamment en cas de risque terroriste. Le texte initial durcit déjà ces règles en élargissant les motifs possibles de rétention.

Cette loi s’inscrit dans un contexte de prévention des attentats. Elle vise à donner plus de moyens aux forces de l’ordre pour surveiller et retenir des individus jugés dangereux avant qu’un acte ne soit commis. Plus de détails sur le dossier législatif.

Ce qui était proposé

L’amendement rejeté proposait d’assouplir les conditions de rétention administrative pour les personnes suspectées de terrorisme. Concrètement, il aurait permis de retenir ces individus plus facilement et plus longtemps, même en l’absence de preuves formelles d’un projet d’attentat. Le texte initial, déjà strict, prévoyait déjà un durcissement, mais cet amendement allait plus loin.

Le résultat du vote

L’amendement a été rejeté par 81 voix contre 46. Cela signifie que les règles de rétention administrative restent celles prévues par le texte initial, sans assouplissement supplémentaire. La loi continuera donc à permettre la rétention, mais sous les conditions initialement définies.

Le débat

  • Pour l’amendement (assouplir la rétention) :
    • Les partisans estimaient que les règles actuelles sont trop restrictives pour empêcher des attentats. Ils jugeaient nécessaire de donner plus de marge aux autorités pour retenir des individus même sans preuves tangibles, au nom de la sécurité collective.
    • Certains députés soulignaient que les menaces terroristes évoluent rapidement et que les procédures judiciaires classiques sont trop lentes pour y répondre.
  • Contre l’amendement (maintenir les règles actuelles) :
    • Les opposants craignaient que cet assouplissement ne porte atteinte aux libertés individuelles. Ils estimaient que retenir des personnes sans preuves solides ou sans jugement risquait de multiplier les détentions abusives.
    • D’autres députés considéraient que le texte initial était déjà suffisamment strict et qu’un assouplissement supplémentaire n’était pas justifié.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, ainsi que les forces de l’ordre et les juges chargés d’appliquer ces mesures. Elle concerne aussi, indirectement, tous les citoyens, car elle définit l’équilibre entre sécurité collective et libertés individuelles.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(17)
SOC93%(15)
ECOS100%(11)
GDR100%(2)
NI100%(1)

Contre

HOR86%(7)
EPR100%(20)
LIOT100%(3)
DEM100%(1)
UDR100%(6)
RN100%(36)
DR100%(9)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(17)
SOC93%(15)
ECOS100%(11)
GDR100%(2)
NI100%(1)

Contre

HOR86%(7)
EPR100%(20)
LIOT100%(3)
DEM100%(1)
UDR100%(6)
RN100%(36)
DR100%(9)
Résultat du vote
46
81
1
Pour: 46 (35.9%)
Contre: 81 (63.3%)
Abstention: 1 (0.8%)
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