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  4. Vote n°6207

Scrutin n° 6207 · Assemblée nationaleSupprimer le pouvoir du parquet d'ordonner une rétention de sûretéTitre explicatif

Rejeté

La rétention de sûreté ne pourrait plus être demandée après le jugement si la cour d'assises ne l'a pas prévue.

Titre officiel

l'amendement n° 125 de Mme Balage El Mariky à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement15 avril 202682 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez une décision prise par les députés sur une mesure liée à la lutte contre le terrorisme. La proposition de loi en discussion vise à augmenter les pouvoirs des autorités pour surveiller et retenir des personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, sans qu’une condamnation pénale ne soit nécessaire. L’amendement rejeté portait sur les conditions dans lesquelles ces personnes peuvent être placées en rétention administrative, c’est-à-dire maintenues dans un lieu sous surveillance sans être jugées.

Ce qui était proposé

L’amendement n° 125, porté par la députée Balage El Mariky, proposait d’élargir les motifs permettant de placer une personne en rétention administrative. Concrètement, il visait à inclure des situations où une personne serait suspectée de préparer un attentat, même si les preuves ne suffisent pas pour engager des poursuites pénales. Aujourd’hui, cette mesure existe déjà, mais sous des conditions plus restrictives.

Le résultat du vote

L’amendement a été rejeté par 53 voix contre et 29 pour. Cela signifie que les conditions actuelles de rétention administrative sont maintenues sans extension supplémentaire.

Le débat

  • Pour l’amendement :
    • Les partisans estimaient que élargir les critères de rétention administrative permettrait de mieux prévenir les attentats en neutralisant plus tôt des individus jugés dangereux, même en l’absence de preuves suffisantes pour un procès.
    • Ils soulignaient que les menaces terroristes évoluent rapidement et que les outils juridiques doivent s’adapter pour y répondre.
  • Contre l’amendement :
    • Les opposants craignaient que cette extension ne porte atteinte aux libertés individuelles, en permettant des placements en rétention sur la base de soupçons plutôt que de preuves solides.
    • Ils rappelaient que la rétention administrative est une mesure privative de liberté, qui doit rester exceptionnelle et strictement encadrée.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, ainsi que les autorités chargées de la sécurité (police, justice administrative). Elle ne modifie pas directement les droits des citoyens ordinaires, mais encadre les conditions dans lesquelles une personne peut être privée de liberté sans jugement.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(13)
SOC100%(11)
ECOS100%(5)

Contre

NI100%(2)
RN100%(28)
EPR100%(10)
DR100%(3)
UDR100%(1)
HOR100%(6)
LIOT100%(3)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(13)
SOC100%(11)
ECOS100%(5)

Contre

NI100%(2)
RN100%(28)
EPR100%(10)
DR100%(3)
UDR100%(1)
HOR100%(6)
LIOT100%(3)
Résultat du vote
29
53
Pour: 29 (35.4%)
Contre: 53 (64.6%)
Abstention: 0 (0.0%)
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