Supprimer l'obligation de fournir le bulletin n°3 du casier judiciaire lors d'une demande de changement de prénom.
l'amendement n° 17 de M. Léaument à l'article 6 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Une proposition de loi est en discussion à l'Assemblée nationale pour modifier les règles de rétention administrative. Cette procédure permet à l'État de maintenir en détention, sans jugement, des personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité, notamment en lien avec le terrorisme. Le texte initial propose déjà d'élargir ces possibilités de rétention.
L'amendement n°17, porté par le député Léaument, visait à durcir encore davantage les conditions de rétention administrative. Concrètement, il proposait d'autoriser la rétention de personnes suspectées de risques terroristes même en l'absence de preuves matérielles, sur la base d'une simple évaluation des services de renseignement. Le texte initial prévoyait déjà une extension, mais cet amendement allait plus loin en assouplissant les critères d'application.
Cet amendement a été rejeté par 72 voix contre 50. Cela signifie que la mesure proposée n'a pas été retenue : les règles de rétention administrative resteront celles prévues par le texte initial de la proposition de loi, sans ce durcissement supplémentaire.
Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, ainsi que les services de renseignement et les forces de l'ordre chargés d'appliquer ces mesures. Les règles de rétention administrative, telles qu'elles seront finalement adoptées, détermineront les conditions dans lesquelles ces personnes pourront être maintenues en détention sans jugement.
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