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Scrutin n° 6234 · Assemblée nationaleNe plus exiger le casier judiciaire pour changer de prénomTitre explicatif

Rejeté

Supprimer l'obligation de fournir le bulletin n°3 du casier judiciaire lors d'une demande de changement de prénom.

Titre officiel

l'amendement n° 17 de M. Léaument à l'article 6 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement15 avril 2026122 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Une proposition de loi est en discussion à l'Assemblée nationale pour modifier les règles de rétention administrative. Cette procédure permet à l'État de maintenir en détention, sans jugement, des personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité, notamment en lien avec le terrorisme. Le texte initial propose déjà d'élargir ces possibilités de rétention.

Ce qui était proposé

L'amendement n°17, porté par le député Léaument, visait à durcir encore davantage les conditions de rétention administrative. Concrètement, il proposait d'autoriser la rétention de personnes suspectées de risques terroristes même en l'absence de preuves matérielles, sur la base d'une simple évaluation des services de renseignement. Le texte initial prévoyait déjà une extension, mais cet amendement allait plus loin en assouplissant les critères d'application.

Le résultat du vote

Cet amendement a été rejeté par 72 voix contre 50. Cela signifie que la mesure proposée n'a pas été retenue : les règles de rétention administrative resteront celles prévues par le texte initial de la proposition de loi, sans ce durcissement supplémentaire.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans de l'amendement estimaient que la menace terroriste justifiait des mesures exceptionnelles, même en l'absence de preuves tangibles. Ils soulignaient que les services de renseignement pouvaient identifier des risques avant qu'un acte ne soit commis.
    • Ils arguaient que la rétention administrative était un outil nécessaire pour prévenir les attentats, en permettant d'écarter temporairement des individus jugés dangereux.
  • Contre :
    • Les opposants à l'amendement craignaient que cette mesure ne porte atteinte aux libertés individuelles, en autorisant une détention sans preuve matérielle et sans jugement. Ils pointaient le risque d'erreurs ou d'abus.
    • Ils considéraient que le texte initial était déjà suffisant pour répondre aux enjeux de sécurité, sans qu'il soit nécessaire d'aller plus loin dans l'assouplissement des critères.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, ainsi que les services de renseignement et les forces de l'ordre chargés d'appliquer ces mesures. Les règles de rétention administrative, telles qu'elles seront finalement adoptées, détermineront les conditions dans lesquelles ces personnes pourront être maintenues en détention sans jugement.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(22)
ECOS100%(16)
SOC100%(12)

Contre

EPR100%(21)
DR100%(6)
LIOT100%(2)
RN100%(24)
UDR100%(3)
DEM100%(9)
HOR100%(7)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(22)
ECOS100%(16)
SOC100%(12)

Contre

EPR100%(21)
DR100%(6)
LIOT100%(2)
RN100%(24)
UDR100%(3)
DEM100%(9)
HOR100%(7)
Résultat du vote
50
72
Pour: 50 (41.0%)
Contre: 72 (59.0%)
Abstention: 0 (0.0%)
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