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Scrutin n° 6210 · Assemblée nationaleTransmettre aux préfets les avis sur les condamnés étrangers pour terrorismeTitre explicatif

Rejeté

L'avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté serait communiqué sans délai au représentant de l'État pour les personnes de nationalité étrangère condamnées pour terrorisme.

Titre officiel

l'amendement n° 42 de M. Chenu à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement15 avril 2026100 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s’agit-il ?

Vous votez sur une loi qui modifie les règles de sécurité et de surveillance en France, en particulier pour les personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité nationale. Cette loi propose d’élargir les possibilités de placer en rétention administrative des personnes considérées comme dangereuses, même si elles n’ont pas commis d’infraction pénale.

La rétention administrative permet à l’État de maintenir une personne dans un centre fermé pendant plusieurs jours, sans jugement, si elle est soupçonnée de préparer un attentat ou de menacer l’ordre public. Le texte initial de la loi prévoit déjà d’augmenter la durée maximale de cette rétention et d’étendre les motifs pour lesquels elle peut être appliquée.

Ce qui était proposé

L’amendement n° 42, proposé par le député M. Chenu, visait à autoriser la rétention administrative dès qu’une personne est soupçonnée de représenter un « risque sérieux » pour la sécurité nationale, même si les preuves sont indirectes ou incomplètes. Aujourd’hui, cette rétention est encadrée par des critères plus stricts, comme l’existence d’un « comportement précis » ou d’un « projet concret » d’attentat.

Le résultat du vote

L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que la rétention administrative reste soumise aux critères actuels et que le texte initial de la loi est maintenu sans cette modification.

Le débat

  • Pour l’amendement :
    • Les partisans de l’amendement estimaient que élargir les critères de rétention administrative permettrait d’agir plus tôt contre les menaces, avant qu’elles ne se concrétisent.
    • Ils soulignaient que les services de renseignement ont parfois des informations sur des personnes dangereuses, mais pas assez de preuves pour justifier une rétention sous les règles actuelles.
  • Contre l’amendement :
    • Les opposants craignaient que cette mesure ne conduise à des placements en rétention trop larges, touchant des personnes qui ne représentent pas de danger réel.
    • Ils rappelaient que la rétention administrative est une mesure privative de liberté, qui doit rester proportionnée et encadrée pour éviter les abus.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne directement les personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité nationale, ainsi que les services de police et de renseignement chargés de les surveiller. Elle ne modifie pas les règles actuelles de rétention, mais confirme que celles-ci ne seront pas élargies dans le cadre de cette loi.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet ou les positions des député·es comme Pascal Markowsky (pour) ou Sophia Chikirou (contre).

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(37)
UDR100%(3)

Contre

DEM100%(1)
HOR100%(3)
NI100%(2)
EPR100%(12)
LIOT100%(2)
ECOS100%(7)
LFI-NFP100%(15)
DR67%(6)
SOC100%(12)

Abstention

Aucun groupe

Pour

RN100%(37)
UDR100%(3)

Contre

DEM100%(1)
HOR100%(3)
NI100%(2)
EPR100%(12)
LIOT100%(2)
ECOS100%(7)
LFI-NFP100%(15)
DR67%(6)
SOC100%(12)
Résultat du vote
40
58
2
Pour: 40 (40.0%)
Contre: 58 (58.0%)
Abstention: 2 (2.0%)
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