L'avis de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté serait communiqué sans délai au représentant de l'État pour les personnes de nationalité étrangère condamnées pour terrorisme.
l'amendement n° 42 de M. Chenu à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Vous votez sur une loi qui modifie les règles de sécurité et de surveillance en France, en particulier pour les personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité nationale. Cette loi propose d’élargir les possibilités de placer en rétention administrative des personnes considérées comme dangereuses, même si elles n’ont pas commis d’infraction pénale.
La rétention administrative permet à l’État de maintenir une personne dans un centre fermé pendant plusieurs jours, sans jugement, si elle est soupçonnée de préparer un attentat ou de menacer l’ordre public. Le texte initial de la loi prévoit déjà d’augmenter la durée maximale de cette rétention et d’étendre les motifs pour lesquels elle peut être appliquée.
L’amendement n° 42, proposé par le député M. Chenu, visait à autoriser la rétention administrative dès qu’une personne est soupçonnée de représenter un « risque sérieux » pour la sécurité nationale, même si les preuves sont indirectes ou incomplètes. Aujourd’hui, cette rétention est encadrée par des critères plus stricts, comme l’existence d’un « comportement précis » ou d’un « projet concret » d’attentat.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que la rétention administrative reste soumise aux critères actuels et que le texte initial de la loi est maintenu sans cette modification.
Cette décision concerne directement les personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité nationale, ainsi que les services de police et de renseignement chargés de les surveiller. Elle ne modifie pas les règles actuelles de rétention, mais confirme que celles-ci ne seront pas élargies dans le cadre de cette loi.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet ou les positions des député·es comme Pascal Markowsky (pour) ou Sophia Chikirou (contre).
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