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Scrutin n° 6225 · Assemblée nationaleMaintenir une mesure de surveillance même après son annulation par un jugeTitre explicatif

Rejeté

L'appel de l'administration contre une décision judiciaire annulant une MICAS n'interrompra plus son application pendant l'examen du recours.

Titre officiel

l'amendement n° 52 de M. Léaument et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 5 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement15 avril 2026100 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous votez sur une proposition de loi qui modifie les règles de sécurité en France pour mieux prévenir les attentats. Ce texte prévoit notamment d’élargir les possibilités de rétention administrative, c’est-à-dire la possibilité de placer en détention temporaire des personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité, même sans condamnation pénale.

Cette loi s’inscrit dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer les outils pour surveiller et neutraliser des individus jugés dangereux avant qu’ils ne passent à l’acte.

Ce qui était proposé

Un groupe de députés a proposé de supprimer l’article 5 de cette loi. Cet article 5 prévoyait d’étendre les conditions dans lesquelles une personne peut être placée en rétention administrative, notamment en allongeant la durée maximale de cette rétention et en facilitant son application pour les personnes soupçonnées de radicalisation ou de menace terroriste.

Le résultat du vote

L’amendement de suppression a été rejeté : 34 députés ont voté pour le supprimer, 66 contre. Cela signifie que l’article 5 est maintenu dans la loi et entrera en vigueur si le texte est définitivement adopté.

Le débat

  • Pour la suppression (arguments des députés favorables à l’amendement)
    • La rétention administrative, telle que prévue par l’article 5, pourrait permettre des placements en détention sans preuve suffisante, ce qui risquerait de porter atteinte aux libertés individuelles.
    • Ces mesures pourraient être utilisées de manière disproportionnée, notamment contre des personnes simplement suspectées sans qu’un juge pénal n’ait statué sur leur culpabilité.
  • Contre la suppression (arguments des députés opposés à l’amendement)
    • L’article 5 est nécessaire pour donner aux forces de sécurité les moyens d’agir rapidement face à des menaces terroristes, avant qu’un attentat ne soit commis.
    • La rétention administrative est un outil de prévention essentiel pour neutraliser des individus dangereux, même en l’absence de preuves pénales suffisantes pour une condamnation.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste ou de radicalisation, ainsi que les forces de sécurité et les juges administratifs chargés d’appliquer ces mesures. Elle peut également concerner toute personne susceptible d’être placée en rétention administrative dans le cadre de ces nouvelles règles.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(13)
ECOS100%(11)
SOC100%(10)

Contre

RN100%(23)
DEM100%(7)
HOR100%(6)
LIOT100%(2)
UDR100%(3)
EPR100%(21)
DR100%(4)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(13)
ECOS100%(11)
SOC100%(10)

Contre

RN100%(23)
DEM100%(7)
HOR100%(6)
LIOT100%(2)
UDR100%(3)
EPR100%(21)
DR100%(4)
Résultat du vote
34
66
Pour: 34 (34.0%)
Contre: 66 (66.0%)
Abstention: 0 (0.0%)
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