Permettre l'arrêt immédiat des mesures de contrôle administratif en cas d'annulation par un tribunal, sans attendre la décision en appel
l'amendement n° 56 de M. Léaument à l'article 5 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Vous votez sur une proposition de loi qui modifie les règles de rétention administrative. Cette procédure permet à l’État de maintenir une personne dans un lieu fermé, sans jugement, si elle est considérée comme une menace pour la sécurité nationale, notamment en cas de risque d’attentat. Le texte initial vise à élargir ces possibilités de rétention.
Cette loi s’inscrit dans un cadre plus large de prévention des attentats et de renforcement des pouvoirs des forces de sécurité. Elle concerne des personnes soupçonnées de représenter un danger, avant même qu’elles n’aient commis une infraction pénale. Plus de détails sur le dossier législatif.
L’amendement n° 56, déposé par le député Antoine Léaument, proposait d’ajouter des garanties supplémentaires avant toute rétention administrative. Concrètement, il exigeait que un contrôle judiciaire soit systématiquement effectué dans les 48 heures suivant le placement en rétention, pour vérifier la légalité de la mesure.
Cet amendement a été rejeté par 66 voix contre, 37 pour et 1 abstention. Cela signifie que la proposition de contrôle judiciaire systématique n’a pas été retenue. Le texte initial, sans cette garantie, est donc maintenu.
Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité nationale, notamment en cas de risque d’attentat, ainsi que les forces de l’ordre et les juges chargés d’appliquer ces mesures.
Aucun groupe