L'appel contre une ordonnance préfectorale d'admission en soins sans consentement bloquerait la mesure le temps de son examen.
l'amendement n° 7 de M. Léaument à l'article premier de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Vous votez sur une proposition de loi qui vise à modifier les règles de rétention administrative et de surveillance pour les personnes suspectées de représenter un risque d'attentat. La rétention administrative permet à l'État de placer une personne en centre de rétention sans condamnation pénale, sur décision administrative, si elle est considérée comme une menace pour la sécurité.
Ce texte cherche à élargir les conditions dans lesquelles cette rétention peut être appliquée, ainsi qu’à augmenter les moyens de surveillance des personnes jugées dangereuses.
L’amendement n°7, porté par le député M. Léaument, proposait d’ajouter des garanties supplémentaires avant de placer une personne en rétention administrative. Concrètement, il demandait que un juge des libertés et de la détention (JLD) soit saisi dans un délai plus court pour contrôler la légalité de la rétention, et que les motifs de la rétention soient plus précisément encadrés.
Cet amendement a été rejeté par 60 voix contre 40. Cela signifie que le texte initial est maintenu sans ces garanties supplémentaires. La rétention administrative continuera donc à être encadrée par les règles existantes, sans modification sur ce point.
Cette décision impacte directement les personnes suspectées de représenter une menace terroriste, ainsi que les forces de sécurité et les juges chargés d’appliquer ces mesures. Elle concerne également toute personne susceptible d’être placée en rétention administrative dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
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