Exiger que la dangerosité soit établie par des faits, sans préciser leur caractère récent, précis ou matériellement établi
le sous-amendement n° 223 de M. Kerbrat à l'amendement n° 87 de Mme Faucilon à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Vous examinez une proposition de loi qui vise à modifier les règles de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme. Concrètement, ce texte cherche à donner plus de moyens aux forces de l’ordre pour surveiller et retenir des personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité, notamment en cas de risque d’attentat. L’article 2 de cette loi traite spécifiquement des conditions dans lesquelles une personne peut être placée en rétention administrative, c’est-à-dire maintenue sous surveillance sans qu’une condamnation pénale ait encore été prononcée.
Un député, M. Kerbrat, a proposé un sous-amendement (une modification d’une modification) pour limiter la durée maximale de la rétention administrative dans certains cas. Plus précisément, ce sous-amendement visait à empêcher que la rétention administrative puisse être prolongée au-delà de 6 mois pour les personnes dont le renvoi vers leur pays d’origine est impossible pour des raisons juridiques ou pratiques (par exemple, si leur pays refuse de les reprendre).
Ce sous-amendement a été rejeté par 68 voix contre 39. Cela signifie que la mesure initiale de la loi est maintenue : la rétention administrative pourra toujours être prolongée au-delà de 6 mois, y compris pour les personnes dont le renvoi n’est pas possible.
Cette décision concerne directement les personnes étrangères ou françaises soupçonnées de représenter une menace terroriste, qui pourraient être placées en rétention administrative pour une durée prolongée, même si leur renvoi vers un autre pays n’est pas possible. Elle impacte également les forces de l’ordre et les autorités judiciaires, qui disposent désormais d’un cadre légal leur permettant de maintenir ces personnes sous surveillance plus longtemps.
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