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Scrutin n° 6204 · Assemblée nationaleRemplacer « dangerosité objectivée » par « dangerosité fondée »Titre explicatif

Rejeté

Exiger que la dangerosité soit établie par des faits, sans préciser leur caractère récent, précis ou matériellement établi

Titre officiel

le sous-amendement n° 223 de M. Kerbrat à l'amendement n° 87 de Mme Faucilon à l'article 2 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement15 avril 2026107 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez une proposition de loi qui vise à modifier les règles de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme. Concrètement, ce texte cherche à donner plus de moyens aux forces de l’ordre pour surveiller et retenir des personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité, notamment en cas de risque d’attentat. L’article 2 de cette loi traite spécifiquement des conditions dans lesquelles une personne peut être placée en rétention administrative, c’est-à-dire maintenue sous surveillance sans qu’une condamnation pénale ait encore été prononcée.

Ce qui était proposé

Un député, M. Kerbrat, a proposé un sous-amendement (une modification d’une modification) pour limiter la durée maximale de la rétention administrative dans certains cas. Plus précisément, ce sous-amendement visait à empêcher que la rétention administrative puisse être prolongée au-delà de 6 mois pour les personnes dont le renvoi vers leur pays d’origine est impossible pour des raisons juridiques ou pratiques (par exemple, si leur pays refuse de les reprendre).

Le résultat du vote

Ce sous-amendement a été rejeté par 68 voix contre 39. Cela signifie que la mesure initiale de la loi est maintenue : la rétention administrative pourra toujours être prolongée au-delà de 6 mois, y compris pour les personnes dont le renvoi n’est pas possible.

Le débat

  • Pour le sous-amendement (assouplir la rétention) :
    • Les partisans de ce sous-amendement estimaient que maintenir des personnes en rétention administrative pendant plus de 6 mois, sans possibilité de renvoi, revenait à les placer dans une situation de détention indéfinie sans jugement. Ils soulignaient que cela pouvait poser des problèmes juridiques et humanitaires.
    • Ils arguaient également que limiter la durée de rétention aurait permis de mieux respecter les principes de proportionnalité et de droits fondamentaux.
  • Contre le sous-amendement (maintenir la rétention prolongée) :
    • Les opposants à ce sous-amendement considéraient que la possibilité de prolonger la rétention administrative au-delà de 6 mois était nécessaire pour prévenir les risques d’attentat. Ils estimaient que certaines personnes, même non expulsables, pouvaient représenter une menace persistante pour la sécurité publique.
    • Ils affirmaient que supprimer cette possibilité aurait affaibli les moyens de surveillance et de prévention des autorités.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne directement les personnes étrangères ou françaises soupçonnées de représenter une menace terroriste, qui pourraient être placées en rétention administrative pour une durée prolongée, même si leur renvoi vers un autre pays n’est pas possible. Elle impacte également les forces de l’ordre et les autorités judiciaires, qui disposent désormais d’un cadre légal leur permettant de maintenir ces personnes sous surveillance plus longtemps.

Positions des groupes parlementaires

Pour

SOC100%(16)
LFI-NFP100%(13)
ECOS100%(9)
GDR100%(1)

Contre

HOR100%(5)
LIOT100%(2)
UDR100%(4)
NI100%(2)
RN100%(36)
EPR100%(14)
DR100%(5)

Abstention

Aucun groupe

Pour

SOC100%(16)
LFI-NFP100%(13)
ECOS100%(9)
GDR100%(1)

Contre

HOR100%(5)
LIOT100%(2)
UDR100%(4)
NI100%(2)
RN100%(36)
EPR100%(14)
DR100%(5)
Résultat du vote
39
68
Pour: 39 (36.4%)
Contre: 68 (63.6%)
Abstention: 0 (0.0%)
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