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  4. Vote n°6258

Scrutin n° 6258 · Assemblée nationaleExiger une démonstration écrite pour prolonger une rétention administrativeTitre explicatif

Rejeté

Remplacer le mot 'établisse' par 'démontre' pour conditionner la prolongation à des preuves précises, actuelles et vérifiables de l'éloignement possible à bref délai.

Titre officiel

le sous-amendement n° 267 de M. Léaument à l'amendement n° 172 de Mme Balage El Mariky à l'article 8 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement16 avril 2026129 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez une proposition de loi qui modifie les règles de sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme. Ce texte prévoit notamment d’élargir les possibilités de placer en rétention administrative des personnes soupçonnées de représenter une menace pour la sécurité, même sans condamnation pénale. L’article 8, au cœur du débat, traite des conditions dans lesquelles ces mesures de rétention peuvent être appliquées.

Cette loi s’inscrit dans un contexte où les autorités cherchent à prévenir les attentats en donnant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre et aux services de renseignement. Plus de détails sur le dossier législatif.

Ce qui était proposé

Le sous-amendement n° 267, porté par le député Sébastien Léaument, visait à limiter la durée maximale de rétention administrative prévue par l’amendement n° 172 de Mme Balage El Mariky. Concrètement, il proposait de réduire de 6 à 3 mois la durée pendant laquelle une personne peut être retenue sans jugement, dans le cadre de la prévention des risques d’attentat.

Le résultat du vote

Ce sous-amendement a été rejeté de justesse (66 voix contre, 63 pour). Cela signifie que la durée initiale de 6 mois de rétention administrative, telle que proposée par l’amendement n° 172, est maintenue dans le texte de loi.

Le débat

  • Pour le sous-amendement (réduire la durée à 3 mois) :
    • Ses partisans estimaient que une rétention de 6 mois sans jugement portait atteinte aux libertés individuelles et risquait de cibler des personnes sans preuve suffisante.
    • Ils soulignaient que 3 mois suffisaient pour évaluer une menace et engager des procédures judiciaires si nécessaire.
  • Contre le sous-amendement (maintenir 6 mois) :
    • Les opposants au sous-amendement jugeaient que 6 mois étaient nécessaires pour permettre aux services de renseignement de mener des enquêtes approfondies, notamment dans les cas complexes liés au terrorisme.
    • Ils craignaient qu’une durée plus courte ne limite l’efficacité des mesures de prévention et ne laisse des menaces potentielles sans réponse adaptée.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, qui pourront être placées en rétention administrative pour une durée maximale de 6 mois, sans jugement préalable. Elle concerne également les forces de l’ordre et les services de renseignement, qui disposeront de ce délai pour enquêter.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(35)
SOC100%(16)
ECOS100%(9)
GDR100%(3)

Contre

DEM100%(6)
HOR100%(8)
RN100%(19)
UDR100%(5)
EPR100%(20)
DR100%(7)
LIOT100%(1)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(35)
SOC100%(16)
ECOS100%(9)
GDR100%(3)

Contre

DEM100%(6)
HOR100%(8)
RN100%(19)
UDR100%(5)
EPR100%(20)
DR100%(7)
LIOT100%(1)
Résultat du vote
63
66
Pour: 63 (48.8%)
Contre: 66 (51.2%)
Abstention: 0 (0.0%)
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