Moderniser les infrastructures portuaires pour assurer l'accueil des équipements militaires et la logistique civile sur l'archipel.
l'amendement n° 79 de M. Lenormand à l'article premier et rapport annexé du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
Vous votez sur un texte qui fixe les budgets et les priorités de l’armée française pour la période 2024-2030. Ce projet de loi concerne les investissements dans les équipements militaires, les effectifs et les infrastructures de défense. L’amendement rejeté portait spécifiquement sur les infrastructures portuaires d’un territoire français éloigné : Saint-Pierre-et-Miquelon, un archipel situé dans l’Atlantique Nord, près du Canada.
L’amendement proposait d’ajouter une mesure précise dans la loi : l’État devait engager 20 millions d’euros pour rénover et moderniser les infrastructures portuaires de Saint-Pierre-et-Miquelon. Ces travaux visaient à garantir la sécurité des approvisionnements, la continuité territoriale et la présence stratégique de la France dans cette zone. Le port actuel, en mauvais état, limite notamment l’accueil du patrouilleur Fulmar, chargé de surveiller les eaux et de protéger la zone économique exclusive (ZEE) française.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le projet de loi initial est maintenu sans cette obligation de financement pour les infrastructures portuaires de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon, les forces armées françaises déployées dans l’Atlantique Nord, ainsi que les acteurs économiques locaux dépendant des infrastructures portuaires pour les échanges et la logistique sont directement impactés par cette décision.