Dossier législatif
Garantir l’information et la protection effective des victimes de violences sexuelles lors de la ...
Une proposition de loi est en discussion à l'Assemblée nationale pour mieux protéger les victimes de violences sexistes et sexuelles. Elle prévoit notamment d'informer les victimes quand leur agresseur est libéré de prison et de mettre en place des mesures pour les protéger, comme des interdictions de contact.
Ce vote concernait un amendement (une modification) proposé après l'article 3 de cette loi. Cet article traite des obligations d'information et de protection des victimes au moment de la libération d'un agresseur condamné pour violences sexuelles ou sexistes.
L'amendement de Mme Cathala proposait d'ajouter une obligation pour l'administration pénitentiaire de vérifier systématiquement que les mesures de protection ordonnées par la justice (comme une interdiction d'entrer en contact avec la victime) sont bien respectées par l'agresseur au moment de sa libération. En cas de non-respect, l'agresseur aurait pu être sanctionné.
Cet amendement a été rejeté par 89 voix contre 52. Cette mesure n'a pas été retenue, et le texte initial de la proposition de loi reste inchangé sur ce point.
Cette décision concerne les victimes de violences sexistes et sexuelles dont l'agresseur est condamné à une peine de prison, ainsi que les personnes condamnées pour ces faits. Le rejet de l'amendement signifie que l'administration pénitentiaire ne sera pas tenue de vérifier systématiquement le respect des mesures de protection au moment de la libération.
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