Le Parlement devrait voter une loi pour prolonger l'état d'alerte après un mois, au lieu de deux actuellement.
l'amendement n° 360 de M. Damien Girard et l'amendement identique suivant à l'article 21 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
Vous votez sur un texte qui organise les budgets et les priorités de l’armée française pour la période 2024-2030. Ce projet de loi inclut des règles sur les situations exceptionnelles, comme un état d’alerte de sécurité nationale, qui permet au gouvernement d’agir rapidement en cas de menace grave. L’article 21 du texte fixe les conditions dans lesquelles cet état d’alerte peut être prolongé.
L’amendement visait à modifier une règle précise : réduire de deux mois à un mois le délai au-delà duquel le Parlement doit approuver la prolongation de l’état d’alerte de sécurité nationale. Aujourd’hui, le gouvernement peut maintenir cet état d’alerte pendant deux mois sans vote des députés. L’amendement proposait de ramener ce délai à un mois, obligeant le Parlement à se prononcer plus tôt.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le délai de deux mois pour l’approbation parlementaire de la prolongation de l’état d’alerte de sécurité nationale reste donc inchangé.
Cette décision concerne directement les citoyens français, car elle maintient les règles actuelles sur la durée pendant laquelle le gouvernement peut agir en état d’alerte de sécurité nationale sans validation parlementaire. Elle impacte également les députés, qui conservent leur rôle de contrôle sur ces mesures exceptionnelles, mais avec un délai inchangé de deux mois.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.
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