Les comités sociaux et économiques des entreprises liées à la défense pourraient signaler les menaces pesant sur les capacités industrielles stratégiques de la Nation.
l'amendement n° 681 de M. Damien Girard après l'article 8 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositio...
Vous examinez un vote sur un amendement au projet de loi qui fixe les budgets et les priorités de l’armée française pour la période 2024-2030. Ce projet de loi concerne les dépenses militaires, les équipements et les effectifs des forces armées. L’amendement rejeté portait sur un mécanisme permettant aux représentants des salariés d’alerter l’État en cas de risque pour la production industrielle liée à la défense nationale.
L’amendement proposait d’instaurer un droit d’alerte spécifique pour les comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises travaillant pour la défense. Ce droit aurait permis aux représentants des salariés de signaler à l’État des situations menaçant la continuité des capacités industrielles essentielles à la sécurité nationale. En cas d’inaction du commissaire du Gouvernement (un représentant de l’État dans certaines entreprises stratégiques), le CSE aurait pu saisir directement le ministre des Armées.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu, sans ce mécanisme d’alerte pour les salariés.
Les salariés des entreprises travaillant pour la défense nationale et les services de l’État chargés de la sécurité industrielle ne bénéficient pas de ce nouveau droit d’alerte, contrairement à ce qui était proposé.
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