Un décret fixera des règles de proportionnalité pour éviter que la compensation ne dépasse la surface agricole consommée par un projet.
l'amendement n° 1421 de M. David Magnier à l'article 10 (examen prioritaire) du projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricoles (première lecture).
Dossier législatif
D’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Vous examinez un vote sur un projet de loi destiné à soutenir les agriculteurs face aux crises comme les sécheresses ou les baisses de revenus. Ce texte vise à mettre en place des mesures temporaires pour protéger la production agricole française. L’amendement rejeté concernait les règles de compensation écologique, c’est-à-dire les surfaces de terres agricoles que les projets d’aménagement (comme des routes ou des zones industrielles) doivent préserver ou restaurer ailleurs pour compenser celles qu’ils utilisent.
L’amendement demandait d’ajouter une règle pour encadrer le calcul des coefficients de compensation écologique. Concrètement, il proposait qu’un décret précise comment ces coefficients sont calculés, afin qu’ils soient proportionnels à la surface agricole réellement consommée par un projet. L’objectif était d’éviter que les agriculteurs perdent trop de terres agricoles en compensation, par exemple quand un projet utilise 1 hectare mais doit en « rendre » 3 ou 4 ailleurs.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu sans modification sur ce point.
Cette décision concerne directement les agriculteurs, les promoteurs de projets d’aménagement (comme les zones commerciales ou les infrastructures) et les autorités locales chargées d’appliquer les règles de compensation écologique.
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