Vous examinez une proposition de loi qui vise à encadrer le droit à l’aide à mourir en France. Ce texte cherche à définir les conditions dans lesquelles une personne pourrait demander une assistance médicale pour mettre fin à ses jours, ou bénéficier d’une euthanasie. L’article 3 de cette loi traite des critères d’éligibilité pour accéder à cette aide, comme l’état de santé ou le degré de souffrance du patient.
L’amendement n° 395, porté par la députée Gruet, proposait d’élargir les conditions d’accès à l’aide à mourir. Concrètement, il visait à inclure des situations où la souffrance du patient, bien que non liée à une maladie en phase terminale, serait jugée insupportable et sans perspective d’amélioration. Cela aurait pu permettre à des personnes atteintes de maladies chroniques ou dégénératives, mais non en fin de vie, de demander cette aide.
Cet amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que les critères d’éligibilité initiaux de la proposition de loi sont maintenus, sans élargissement aux situations de souffrance chronique non terminale.
Cette décision concerne directement les patients atteints de maladies chroniques ou dégénératives non terminales, qui ne pourront pas bénéficier de l’aide à mourir sous les critères actuels de la loi. Elle impacte également les professionnels de santé, qui devront appliquer les règles définies par le texte initial.
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